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Actualité générale de l'industrie audio

Vendredi 11 septembre 2009 5 11 /09 /Sep /2009 10:48
Logo SMPTE
Après plus de trente années de bons et loyaux services, le code temporel SMPTE est aujourd’hui de moins en moins adapté à la dématérialisation des supports audio et vidéo. En effet, l’usage des données via les réseaux (de type Ethernet) se généralisant, il devient nécessaire de définir un nouveau standard international dédié aux industries de l’image et du son. La SMPTE1 et l’EBU2 préparent conjointement un rapport qui devait en principe aboutir avant la prochaine IBC3 à la publication d’un nouveau protocole de standardisation. L’enjeu est majeur si l’on s’en tient à l’expérience du code temporel SMPTE. Il s’agit ni plus ni moins de trouver une interconnectivité commune aux flux numériques actuels, en privilégiant les derniers acquis technologiques. En d’autres termes, proposer un format de synchronisation pour les vingt (trente ?) prochaines années, revu et corrigé à la mode du numérique HD virtuel multisupport et multiformat… Les deux organismes sont soucieux des conséquences financières inhérentes à un tel déploiement et l’impact financier fait donc partie des contraintes du projet. Quant aux objectifs, ils sont ambitieux et fort louables : trouver un nouveau mode de synchronisation et de gestion du temps commun à l’ensemble du monde de l’industrie et de la création audiovisuelle. De toute évidence, les métadonnées4 seront au rendez-vous, mais la contrainte de réussir à mettre au pas l’ensemble de l’industrie reste un défi.
Gageons du succès de cette initiative incontournable qui ne manquera certainement pas d’effet chez nos fabricants, et, par conséquent, de nouveaux produits présentés -en avant-première, comme il se doit- dans votre magazine Audio Pro

Cyrille Carillon

- Consulter un aperçu du dernier n° de nos revues (n° 243 des Cahiers de l’ACME / n° 104 d’Audio Pro).

1 Society of Motion Picture and Television Engineers

2 European Broadcast Union

3 Du 10 au 15 septembre 2009 à Amsterdam, Pays-Bas

4 Voir à ce sujet le n° 104 d’Audio Pro
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 16:50
Quel amateur de musique classique ne connaît pas le fameux cartouche jaune de la marque de disques allemande Deutsche Grammophon, marque aujourd’hui passée sous le contrôle de la multinationale Universal ?
Toujours à la pointe de la technologie, ce grand nom de la musique classique a fêté en décembre dernier le premier anniversaire de son site de vente en ligne, sur lequel on trouve aussi bien de la vente « physique » (CD, DVD et Blu-ray Disc) que du téléchargement.  Et en ce qui concerne ce dernier, il convient de retenir la disponibilité, non seulement d’un vaste catalogue en MP3 encodé - souci de « qualité » oblige - à 320 kbits/s, mais aussi celle d’une première vague de quelque cinquante titres encodés en FLAC, soit le système de réduction de taille de fichiers sans pertes de données déjà utilisé par l’UER pour ses échanges de concerts entre radios membres - cf. Audio Pro n° 93 / mai 2007).  On not-ra que le FLAC (Free Lossless Audio Codec), ici employé pour la première fois par une « Major», autorise une écoute quasi identique à celle d’un fichier PCM linéaire, puisque la réduction de débit est fondée sur la gestion de la redondance informatique et non plus sur la suppression de données en fonction de princip s psychoacoustiques tels que l’effet de masque.
Quant à l’aspect cosmétique et ergonomique, saluons l’adoption par ce site du système Coverflow déjà utilisé par les iPod et permettant de simuler le fait de feuilleter des pochettes de disques.
Enfin, sachez que de nombreux décodeurs logiciels - assurant le déco-dage d'un fichier FLAC vers un fichier Wave lisible sur baladeur/serveur et/ou enregistrable sur un CD - sont le plus souvent disponibles gratuitement sur le Net, cela sous les trois systèmes d’exploitation Windows, Mac et Linux.  Quant aux serveurs hi-fi, il est évident que l’on verra bientôt apparaître de plus en plus de systèmes capables de décoder le FLAC en temps réel.    
www.dgwebshop.com

Thierry Lequeux

Vous trouverez cette nouvelle - parmi beaucoup d'autres - dans le n°241 des Cahiers de l'ACME. Cliquez sur le lien suivant pour en savoir plus.
Couverture cahiers de l'ACME n° 241
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Mercredi 1 octobre 2008 3 01 /10 /Oct /2008 19:04
Logo Mogar Music France
Mogar Music France, jusqu’ici distributeur des marques d’instruments de musique Ibanez, Tama, Zoom, Mark Bass et Alysée, participera pour la première fois au salon SIEL / SATIS du 20 au 23 octobre 2008 (lire notre article sur le SATIS).
Leur nouvelle division Audio, ouverte en mai dernier, propose au réseau français une offre large et complète, qui couvre donc désormais l’instrument, la sonorisation et l’enregistrement.

Parmi les noms représentés, outre des équipements dédiés à la sonorisation (My Audio et MarkAudio), citons la distribution des produits de la marque Zoom orientés studio domestique (Home Studio), ainsi que ceux de la firme australienne Da Cappo.

Zoom est une grande marque de l’enregistrement portable (notamment avec leurs modèles H2 et H4), tandis que l’australienne Da Cappo est, elle, spécialisée dans la fabrication de micros serre-tête professionnels compatibles avec toutes les grandes marques. Dans cette optique, Da Cappo propose également toutes les prises-adaptateurs pour émetteurs Sennheiser, Shure, AKG, AudioTechnica, … L’étanchéité à 100 % permet de pallier certaines contraintes comme la sueur ou l’utilisation dans des environnements très humides.

Renseignements :
Mogar Music France
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Mardi 15 avril 2008 2 15 /04 /Avr /2008 22:47
Logo Coditel
Coditel a décidé de promouvoir l’émergence de la télévision haute définition en proposant sans surcoût à tous ses abonnés numériques ses chaînes en version HD.

Coditel-Numéricâble
était déjà la première à introduire la télévision haute définition en Belgique francophone. Aujourd’hui, l’entreprise fait à nouveau figure de pionnière en accordant ce service sans surcoût à ses abonnés numériques. Contrairement aux clients des autres opérateurs belges qui doivent s’acquitter de frais supplémentaires tous les mois pour recevoir quelques chaînes HD, la clientèle de Coditel pourra, quant à elle, jouir de cette offre sans coût supplémentaire, et cela, sans aucune limite dans le temps.

Cette exclusivité signifie pour l’ensemble de la clientèle de Coditel une démocratisation de la HD permettant enfin l’émergence de cette nouvelle technologie. Après le choix définitif du Blu-Ray comme standard des DVD haute définition, cette approche permettra enfin aux ménages de s’équiper en technologie HD sans crainte d’être dépourvus de contenu adéquat. Concrètement, ce sont à ce jour pas moins de 5 chaînes de qualité HD dont peuvent bénéficier les abonnés au bouquet Coditel Plus (coût actuel de l’abonnement : 14,90 euros par mois), 2 autres chaînes HD qui intègrent le bouquet Coditel Premium
(mais à 34,80 euros par mois) National Geographic HD et HD1, ainsi que la chaîne Disney Cinémagic qui complète l’option Disney (+7 €) ; le tout offert aux téléspectateurs sans frais supplémentaires par rapport aux chaines analogiques équivalentes. Et bien d’autres chaînes HD sont d’ores et déjà prévues.

Nous sommes cependant impatients de pouvoir vérifier ce qu'il reste effectivement - au domicile du téléspectateur - des deux millions de pixels et du signal audio Dolby 5.1 «  originels »... nous ne manquerons pas de vous tenir au courant dans nos Cahiers !

Thierry Lequeux

Par Thierry Lequeux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 19:14
Logo Sadie Logo Prism Sound
Allez, après le rachat de Jaguar et de Land Rover par une société… indienne spécialisée dans la voiture à très bas prix, voici enfin une bonne nouvelle pour nos amis britanniques. En effet, déclarée en faillite il y a quelques semaines (voir notre article) et bien connue pour ses stations de travail devenues des références en mastérisation ainsi qu’en montage radio et musical, la marque Sadie vient, elle, d’être rachetée par une société bien britannique, à savoir Prism Sound. On comprend l’évidente logique de cette reprise lorsqu’on connaît la réputation de Prism Sound en termes d’interfaces audio numériques et de convertisseurs A/N et N/A haut de gamme.

Station de travail Sadie A l’heure où vous lirez ces lignes, il a d’ores et déjà été décidé de conserver la « marque » Sadie et de réactiver toutes les activités de la société.  En d’autres termes, il est dès maintenant possible de… commander des machines, mais aussi, et cela à l’aide des numéros de téléphone et des adresses de courriel bien connus des utilisateurs, d’avoir à nouveau accès au soutien technique qui a toujours été considéré comme un des points forts de la marque.  Le site Internet
www.sadie.com est, lui aussi, à nouveau opérationnel.

A l’avenir, devraient être proposés des offres groupées associant le logiciel Sadie aux interfaces de chez Prism, mais aussi de nouveaux produits, toujours à destination de la clientèle actuelle de Sadie, mais également orientés vers de nouveaux marchés : on peut donc légitimement espérer une version native financièrement plus accessible à un plus grand nombre d’utilisateurs. Cerise sur le cake, les clients actuels de Sadie seront consultés afin de participer à l’amélioration et au développement des produits.

Voilà donc une triste histoire qui se termine bien et on ne peut que souhaiter bon vent à cette nouvelle entreprise qui, non seulement, devrait rassurer une importante clientèle mondiale mais aussi permettre à ses fondateurs de poursuivre une bien belle aventure.  Fingers crossed, comme on dit là-bas, de l’autre côté du Channel !
 
Thierry Lequeux
Par Thierry Lequeux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 11:00
Logo SADIE
C’est évidemment avec beaucoup de tristesse  - mais surtout de compassion pour tous les employés et gestionnaires de la firme – que nous avons appris en cette fi L'enregistruer multipiste DN-9696 n février la mise en faillite de la société Studio Audio & Video, connue mondialement pour ses stations de travail Sadie.  L’entreprise britannique est maintenant sous tutelle et on ne peut qu’espérer qu’un acheteur reprenne tout ou une partie des produits Sadie.  Klark Teknik a d’ailleurs déjà annoncé que l’enregistreur multipiste DN-9696 (photo) développé en partenariat avec Sadie serait, comme prévu, mis en production tout prochainement, une production qui sera cependant rapatriée sur les propres sites de fabrication de Klark Teknik.
Quant à nous, nous nous bornerons à souhaiter très sincèrement à Joe Bull, à Stefan Mayer ainsi qu’à tous leurs collègues de bénéficier de la meilleure solution possible…

Thierry Lequeux
Par Thierry Lequeux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Mardi 19 février 2008 2 19 /02 /Fév /2008 20:12
Logos Blu-ray et HD-DVD
Toshiba a officiellement décidé d’arrêter la mise au point, la fabrication et la commercialisation des lecteurs et des enregistreurs HD-DVD ; toutefois, la firme continuera à assurer le service après vente pour tous les propriétaires des produits HD-DVD de la marque.

Atsutoshi Nishida, président-directeur général de Toshiba Corporation a déclaré : « …même si nous sommes déçus, l’opportunité pour le contenu à haute définition demeure, et nous sommes à la fois capables et déterminés à utiliser notre talent, notre technologie et notre propriété intellectuelle pour faire de la convergence numérique une réalité… »

Il ne reste donc plus que Microsoft - mais pour combien de temps encore ? - à soutenir le format HD-DVD dans le cadre de sa X BOX 360.

A présent que le format Blu-ray est le seul encore en lice, il n’est cependant pas certain qu’il soit la norme de l’avenir en matière de HD ; en effet, les téléchargement HD sont de plus en plus fréquents et laissent présumer que les supports physiques seront peu à peu abandonnés.

À suivre…

Willy AUBERT
Par Willy Aubert - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /Jan /2008 17:50
Logo EMI
Encore un coup dur pour l’industrie du disque : ce mardi 15 janvier, Guy Hands, PGD de Terra Firma, le fonds d’investissement qui avait racheté EMI pour 4,8 millions d’euros l’été dernier, a annoncé à Londres la suppression de 2.000 emploi dans la major, soit plus d’un tiers de ses effectifs mondiaux.

Pink Floyd- Dark side of the Moon (1973) Cette réduction substantielle d’effectifs, qui constitue bien entendu un coup dur pour les employés du groupe, est par ailleurs symptomatique des difficultés que connaissent actuellement les producteurs de disques - majors et producteurs indépendants - à se repositionner dans un marché atteint de plein fouet par la vague de la musique dématérialisée, entre autres vis sa diffusion sur Internt.

Quand elle a été rachetée par Terra Firma, EMI était déjà en mauvaise posture, et fortement endettée ; cette situation ne s’est pas améliorée l’année dernière, puisqu’en 2007, les pertes du groupe ont atteint 378 millions d’euros.
Par ailleurs, la major ne représente plus que 9 % du marché du disque britannique - une situation difficile à vivre pour une compagnie qui avait en son temps signé des artistes aussi prestigieux qu’Iron Maiden, les Beach Boys, les Beatles, les Pink Floyd, Alain Souchon, les Rolling Stones, et plus récemment Norah Jones ou le violoniste Nigel Kennedy.

Guy Hands Devant les cadres de l’entreprise, Guy Hands (photo) n’a pas mâché ses mots. S’il a certes l’intention d’injecter 260 millions d’euros supplémentaires dans le groupe en déclin, il accuse l’industrie du disque d’avoir enfoui le processus créatif sous la bureaucratie. Ainsi, il appert que seuls 6 % du personnel d’EMI serait directement affecté à la production musicale !
Par ailleurs, sur les quelque 14.000 artistes du gigantesque catalogue, seuls 200 rapporteraient des bénéfices importants à l’entreprise, et plus de 85 % de ces 14.000 artistes feraient même perdre de l’argent au groupe !

Pour redresser la situation, M. Hands propose de réduire drastiquement les dépenses marketing de promotion, ainsi que les avances consenties aux artistes, qu’il estime économiquement illogiques. Par contre, les dépenses consenties à la recherche de nouveaux talents seraient, elles, augmentées. M. Hands se propose également de mieux gérer le fonds d’album déjà disponibles.
Par ailleurs, il sera fait appel à de nouvelles sources de revenus, comme les financements privés (« sponsoring »).

Mais ce plan très martial n’a pas l’heur de plaire à tout le monde… Certains artistes sous contrat EMI ont déjà exprimé leur colère, et pourraient même quitter le groupe, comme Radiohead l’a fait l’an dernier. Robbie Williams a ainsi fait savoir via son agent Tim Clarke qu’il ne livrera pas son prochain album à EMI. Selon la presse anglaise, le groupe Coldplay n’aurait pas non plus l’intention de confier l’édition de son prochain opus à la major.

Cette hémorragie d’artistes chez EMI pourrait bien mettre en péril le plan financier de M. Hands : en effet, à quoi bon tenter de redresser la barre d’une maison disques en déclin si les grands noms quittent le navire ?

EMI n’est d’ailleurs pas la seule victime de cette « fuite » des artistes ; ainsi, Madonna s’est récemment séparée de Warner, 4e compagnie mondiale du disque.

Avant d’accepter son rachat par Terra Firma, EMI avait d’ailleurs envisagé de fusionner avec Warner, mais cela ne s’était pas fait…

Vinciane Baudoux
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Vendredi 14 septembre 2007 5 14 /09 /Sep /2007 14:22
Logo universal Music 2007-09-14-Logo-SpiralFrog.gif


Une nouvelle étape, et non des moindres, a été franchie dans la saga du téléchargement légal de musique en ligne : le géant de la distribution de musique Universal Music a signé fin août avec la société SpiralFrog un accord qui permettra à tous les internautes américains et canadiens de télécharger dès le mois de décembre l’intégralité du catalogue de la major depuis le site de son partenaire. Cette offre sans précédent permettra aux internautes d’outre-atlantique de se procurer sans bourse délier les œuvres de stars planétaires comme Herbert Von Karajan, Nirvana ou Eminem. L’opération sera financée par la publicité en ligne.


Le calcul d’Universal Music et de SpiralFrog est le suivant : s’ils ne paient certes pas la musique qu’ils téléchargent illégalement, les pirates sont cependant des consommateurs comme les autres, et ils achètent d’autres produits !
Le piratage concerne en général une population assez jeune, friande par exemple de produits de haute technologie et de vêtements de marques. Le catalogue musical d’Universal servira donc d’appât pour « rabattre » la tranche de population des 13-34 ans sur le site de SpiralFrog, sur lequel des marques aussi connues que Levi’s ou Bennetton feront la publicité de leurs marchandises.


Les revenus générés par la publicité seront partagés entre SpiralFrog et Universal, la major reversant une partie de cette manne publicitaire à ses artistes.


Mais SpiralFrog ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : son PDG Robin Kent serait d’ores et déjà en contact avec d’autres majors, telles Warner, EMI et Sony-BMG, le but étant d’étendre encore cette offre musicale - qui ratisse déjà très large - pour attirer encore plus d’internautes.


Il est clair que cette initiative porte - du moins en ce qui concerne les internautes américains et canadiens - un coup important au téléchargement payant. La première victime de cette offre est iTunes, la plateforme d’Apple, qui détient à elle seule 70 % du marché mondial du téléchargement payant de musique - en effet, jusqu’à quand les internautes américains et canadiens accepteront-ils de payer 0,99 USD pour des titres ou des albums qu’ils peuvent désormais télécharger gratuitement sur SpiralFrog ?

Le coup bas porté à Apple par le tandem de choc est double : SpiralFrog encodera les fichiers à télécharger au format Windows Media Audio (WMA). Ils pourront être installés sur un ordinateur fixe et sur deux lecteurs portables compatibles avec ce format, mais le format choisi exclu donc d’office l’iPod, le baladeur vedette d’Apple. Les consommateurs américains hésiteront probablement à l’avenir à acheter un baladeur sur lequel ils ne pourront pas lire la manne musicale mise gratuitement à leur disposition…


Par ailleurs, les fichiers proposés aux internautes seront équipés du système  de DRM (« Digital Rights Management », gestion numérique des droits) « PlayForSure » de Microsoft. De ce fait, les utilisateurs du système devront renouveler chaque mois leur inscription gratuite sur le site de SpiralFrog et visionner une nouvelle série de publicités, sinon, les fichiers téléchargés deviendront illisibles… A noter que les fichiers téléchargés ne pourront pas non plus être gravés sur CD.


Cette protection par DRM semble à la fois vaine et illusoire : vaine, parce que cela n’a pas beaucoup de sens de protéger contre la copie des fichiers que tout un chacun - aux USA et au Canada, du moins - pourra de toute façon télécharger sans bourse délier ; illusoire, parce que le logiciel FairUse4WM, disponible sur Internet depuis le 26 août, permet de débarrasser en quelques clics les fichiers audio au format Windows Media de toutes les mesures de sécurité imposées par le dispositif PlayForSure.


Les fichiers « traités » par ce logiciel se verraient ainsi dotés d’une durée de vie éternelle, et pourraient être gravés sur CD, ou bien distribués et transférés sur un nombre illimité d’ordinateurs et de baladeurs.


De plus, moyennant quelques manipulations informatiques, les internautes d’autres pays devraient pouvoir facilement profiter - ce, en toute illégalité - de l'offre de SpiralFrog, ce qui obligera peut-être le marché mondial à s’adapter en conséquence, entraînant un « effet domino » du téléchargement gratuit de musique en ligne…


La distribution gratuite sur Internet de la musique présente au catalogue de l’ensemble des distributeurs, sans DRM, copiable et distribuable à l’envi, le tout financé par la publicité, et avec une juste rémunération des artistes : voilà peut-être ce que sera le nouveau visage de la distribution légale de musique ; ce, dans un avenir qui ne semble désormais plus si lointain… Affaire à suivre.

Vinciane Baudoux

 

 

Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 10:16
Logo Neuf Telecom
Nouvelle péripétie dans l’univers fort agité de la distribution de musique via Internet : à partir du 1er septembre 2007, le fournisseur d’accès Internet français Neuf proposera à ses nouveaux abonnés une offre musicale incluse dans son offre Neuf Box 100 % « triple play » (téléphonie, accès Internet haut débit et télévision par Internet).
Les nouveaux clients Internet de Neuf - le système, hélas, n’est pas rétroactif - auront désormais accès au catalogue musical d’Universal Music.
Logo Universal Music
Deux formules différentes sont disponibles : avec la première, baptisée du doux nom de Neuf Music Initial, incluse dans l’abonnement Internet, les abonnés choisiront une catégorie précise du catalogue Universal - variété française, pop, rock, disco/funk, world, électro/dance, rap/Rn'B, jazz/blues ou classique -, dans laquelle ils pourront télécharger autant de titres qu’ils le souhaitent.
Avec la seconde formule, Neuf Music Optimal, pour laquelle il faudra payer un supplément de 4,99 € par mois, c’est au catalogue entier de la major que l’internaute aura accès ! Il aura ainsi à portée de souris quelque 150.000 titres musicaux et plus de 3.000 clips vidéo.

Mais chaque médaille a son revers, celui de l’offre apparemment plus qu’alléchante de Neuf étant constitué, d’une part, par les DRM (« Digital Rights Management », gestion numérique des droits) de Windows dont seront affublés les titres Universal téléchargeables via Neuf - ce qui interdit de facto aux machines tournant sous Mac OS (et Unix), et donc à l’iPod, d’avoir accès au système - et de l’autre, par le fait qu’une fois son abonnement périmé, l’internaute n’aura plus accès aux fichiers musicaux téléchargés ! En effet, une fois par mois, il sera tenu de se connecter à Internet pour que le système vérifie que son abonnement est toujours valide, faute de quoi les fichiers musicaux téléchargés seront désactivés. On a déjà vu des procédés plus conviviaux…

Rappelons qu’aux USA, l’ensemble du catalogue Universal est déjà disponible au téléchargement chez plusieurs grands distributeurs, certes moyennant paiement au titre, mais débarrassé du système de protection anticopie DRM (voir notre article à ce sujet).

Ceci, de fait, ressemble fort à une tentative de Neuf de fidéliser sa clientèle dans le cadre de la guerre sans merci que se livrent les FAI pour s’octroyer des parts de marché. En effet, une fois son fournisseur Internet choisi, l’internaute en changera rarement ; il est donc vital pour les opérateurs d’attirer la clientèle émergente, principalement constituée de jeunes adultes. Il est clair que ce type de public sera particulièrement alléché à l’idée de pouvoir télécharger de la musique (quasi) gratuitement et à l’envi !

Cette offre de Neuf va obliger les autres FAI à riposter. Ainsi, Orange (le FAI de France Telecom) étudie en ce moment le lancement d’une offre de téléchargement de musique illimitée du même type d’ici au 1er semestre 2008. Surenchère oblige, l’opérateur historique est en pourparlers avec l'ensemble des maisons de disques, afin de proposer une offre plus large que celle de Neuf, avec la possibilité pour les abonnés de télécharger de la musique non seulement à partir d'Internet, mais aussi depuis leurs téléphones portables.

Chez Free et chez Alice, aucune offre musicale n’est actuellement à l’ordre du jour, mais les FAI français se tenant au coude à coude dans un mouchoir de poche, ils seront tous amenés tôt ou tard à s’aligner sur une offre comparable à celle de Neuf.

Logo Deezer Notons tout de même l’adresse avec laquelle Free tente de retomber sur ses pattes : à la suite de l’annonce par Deezer (ex Blogmusik) le 22 août dernier de la réouverture de ce site légal d’écoute de musique en ligne (« streaming » ; lire ici le communiqué de presse de Deezer à ce sujet), l’opérateur Internet ramène la couverture à lui en plaçant sur son propre site un lien vers celui de Deezer, et en laissant entendre que cette offre - en fait gratuite et accessible depuis toutes les connexions Internet de tous les opérateurs - fait partie intégrante de son offre Internet ! On aura vraiment tout vu…

Vinciane Baudoux
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Actualité générale de l'industrie audio
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