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Nouvelles technologies

Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 11:01
Logo IDMT
Lors de l’IFA (Internationale Funkaustellung), qui s’est déroulée à Berlin (Allemagne) du 4 au 9 septembre, des scientifiques de l’institut Fraunhofer, en Allemagne, ont présenté un concept entièrement nouveau de haut-parleurs ultraplats capables de reproduire le spectre sonore complet.

Eu égard à la popularité des systèmes stéréo, 5.1 et autres formats de type multicanal, il est nécessaire de placer un nombre de haut-parleurs de plus en plus important dans une pièce afin d’obtenir une reproduction sonore idéale. Et ces haut-parleurs sont volumineux : en effet, leur membrane a besoin d’espace pour vibrer afin de garantir une reproduction sonore la plus fidèle possible.
Des haut-parleurs plats constituent une solution à ce problème d’espace, car ils peuvent être intégrés de façon quasi invisible dans leur environnement. Cependant, la qualité sonore des haut-parleurs plats traditionnels est affectée lorsqu’ils sont accrochés au mur ou directement intégrés dans le mobilier.

Le Dr Sandra Brix En collaboration avec Sennheiser Electronic, des scientifiques du Fraunhofer-Institut für Digitale Medientechnologie (IDMT) d’Ilmenau, en Allemagne, viennent de présenter un prototype de haut-parleur très particulier : ultraplat, mais doté d’une résonance satisfaisante.
Selon le Dr Sandra Brix de l’IDMT (photo à gauche), « Cette nouvelle génération [de haut-parleurs] offre une balance tonale et une pression acoustique qui permettront même à l’avenir une utilisation professionnelle dans les domaines du cinéma ou du concert . »
Pour arriver à ce résultat, le Dr Brix et son équipe se sont inspirés des haut-parleurs utilisés dans les casques d’écoute haut de gamme.
Comme l’explique le Dr Jürgen Peissig, directeur du Département de recherches sur le traitement du signal et les hautes fréquences chez Sennheiser Electronic, « cette collaboration avec l’Institut Fraunhofer offre un nouveau domaine d’application à nos haut-parleurs électrodynamiques miniatures haut de gamme pour casques d’écoute. En raison de leur profondeur totale réduite, ceux-ci conviennent parfaitement aux enceintes les plus plates, sans aucune perte de fidélité sonore. Ils sont placés en groupes - appelés “Arrays” dans notre jargon professionnel - ce qui leur permet d’obtenir une qualité audio inédite. »
Selon le Dr Brix, « Même directement accrochés au mur ou intégrés dans des équipements multimédia ou du mobilier, ils peuvent reproduire un spectre de fréquences allant de 100 Hz à 20 kHz. Ceci distingue notre nouveau concept de celui des haut-parleurs plats habituels, qui atteignent une fidélité satisfaisante à ces niveaux de reproduction seulement s’ils sont placés à une certaine distance du mur. »
Par conséquent, les nouveaux haut-parleurs ultraplats sont particulièrement bien adaptés aux systèmes en multicanal et au système de reproduction audio IOSONO.
Basé sur le principe de la synthèse de front d’onde (WFS - « Wave Field Synthesis »), le procédé IOSONO crée un champ sonore réaliste et spatialisé dans l’aire d’écoute toute entière au moyen d’un grand nombre de petits haut-parleurs disposés en cercle. Grâce à leur design et à leurs caractéristiques sonores, les nouveaux haut-parleurs peuvent désormais s’intégrer très discrètement dans leur environnement.
Le Dr Brix est également convaincue qu’à l’avenir, il sera possible de mettre cette technologie à profit dans des domaines qui nécessitent une intégration aussi transparente que possible du matériel de reproduction sonore. En effet, la construction automobile et aéronautique ne sont pas les seuls domaines d’activités nécessitant des dispositifs de reproduction sonore de bonne qualité à la fois légers et minces.
Ainsi, les spas et les hôtels cherchent à proposer des ambiances qui satisfont tant la vue que l’ouïe de leurs visiteurs. Les haut-parleurs ultraplats pourront par exemple s’intégrer jusqu’à devenir invisibles dans un élément décoratif ou pictural de l’environnement.
Les visiteurs de l’IFA ont déjà pu écouter ces nouveau prototypes. Reste à entendre ce qu’ils donneront « en situation ». A suivre, donc…
http://www.idmt.fraunhofer.de/

- Télécharger la fiche technique de l’IDMT (PDF, en anglais).

Adapté par Vinciane Baudoux d’un article du Science Daily du 4 septembre 2009.

Si vous voulez en savoir plus sur la synthèse de front d’onde ou sur le procédé IOSONO, nous vous suggérons de (re)lire les articles ci-après, parus dans nos revues « Les Cahiers de l’ACME / Audio Pro » - comme vous pourrez le constater, cela fait plusieurs années déjà que nos lecteurs sont tenus régulièrement informés sur ce sujet de pointe :

 

- Présentation du studio IOSONO dans le cadre du reportage de Paul Snaps sur le multicanal à la 116e Convention AES à Berlin, publié dans le n° 79 d’Audio Pro / juin 2004.

 

- Dossier complet sur la synthèse de front d’onde écrit par Roald Baudoux (avec de nombreuses références techniques), publié dans le n° 80 d’Audio Pro / septembre 2004.

 

- Reportage par Roald Baudoux sur le 1er concert avec dispositif de spatialisation WFS / IOSONO le 17 septembre 2004 à Ilmenau, en Allemagne, publié dans le n° 221 des cahiers de l’ACME / février 2005.

 

- Cliquez ici pour savoir comment vous abonner à nos revues et vous tenir au courant des derniers développements en matière de techniques de création sonore, d’électroacoustique et d’audio pro.



Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 11:23
Logo General Electric
Le nouveau système de disque holographique de General Electric Nous vous l’avions annoncé il y a 8 ans déjà, nous vous l’avions rappelé l’an dernier, aujourd’hui, c’est fait : GENERAL ELECTRIC présente le premier prototype de disque à hologramme.

Le conglomérat américain General Electric a en effet annoncé qu’un de ses laboratoires avait réussi à créer le premier disque à hologramme, un support qui permet de stocker 100 fois plus d’informations qu’un DVD classique.

Le nouveau média a la capacité de stocker des données en trois dimensions, contre deux dimensions pour les DVD et les disques haute définition Blu-ray.
Ce système présente l’avantage d’offrir un format similaire à celui des CD « classiques » (12 cm de diamètre). Les lecteurs capables de lire les disques holographiques GE pourront donc également être utilisés pour la lecture des « anciens » DVD ou Blu-ray, promet GE.

« Le jour où vous pourrez mettre toute votre collection de films haute définition sur un seul disque, en enregistrant des formats de haute résolution comme la télévision en 3D, est plus proche qu’on ne le croit », a souligné Brian Lawrence, le chercheur de GE ayant dirigé ces travaux.

Pour le moment, le disque holographique permet de stocker 500 gigaoctets, contre 5 Go pour un DVD classique et 25 Go pour un disque Blu-ray.  A terme, l’objectif est d’arriver à 1 To (un téraoctet, soit 1.000 gigaoctets !). Dans un premier temps, GE destine sa découverte à des fonctions professionnelles d’archivage, avant de le proposer aux consommateurs. Aucune date n’a été donnée pour le lancement de ce produit ; on évoque 2011 ou 2012.

Rappelons qu'en juillet 2008, Pioneer avait présenté un disque compatible Blu-ray de 400 Go ; ce disque était composé de 20 couches superposées de +/- 25 Go chacune.

Brendan Sheridan, le chef de produit de la division Pioneer Multimedia, avait à l’époque insisté sur la compatibilité à la fabrication et au faible surcoût de production par rapport au disque holographique, sur lequel la firme japonaise travaille aussi !

A suivre…

http://www.grcblog.com/?p=779


Willy AUBERT
Par Willy Aubert - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 15:14
Logo Warwick Audio Technologies
Le 31 mars dernier, des ingénieurs de Warwick Audio Technologies, une spin-off de l’Université de Warwick, en Angleterre, ont annoncé la création d’un nouveau type de haut-parleur ultraplat (moins de 0,25 mm d’épaisseur !).
Souple, celui-ci peut être accroché au mur comme un tableau. Plus important, la technologie mise en œuvre pour la génération sonore lui permet de produire un son clair et audible, particulièrement adapté à des utilisations dans des lieux publics comme les gares, les terminaux d’aéroport, …
Enfin, ce qui ne gâte rien, ces haut-parleurs sont, d’après leurs concepteurs, légers et peu coûteux.

Chacun sait que tous les systèmes de haut-parleurs fonctionnent en convertissant un signal électrique en ondes sonores. En général, le signal électrique est utilisé pour générer un champ magnétique variable, lequel fait à son tour entrer en vibration un cône mécanique, produisant ainsi les ondes sonores.
La technologie mise en œuvre par les ingénieurs de Warwick est différente. En effet, le FFL (acronyme pour « Flat, Flexible Loudspeaker », c’est-à-dire « haut-parleur souple ultraplat ») utilise un assemblage soigneusement élaboré de polymères conducteurs et isolants, présentés sous la forme d’une pellicule flexible stratifiée laquelle, lorsqu’elle est excitée par un courant électrique, entre en vibration et produit du son.
C’est le diaphragme tout entier du haut-parleur qui vibre en phase. Le train d’ondes émis par la surface vibrante produit une phase cohérente, et donc une onde plane dotée d’une directivité très élevée et d’une capacité de reproduction sonore très fidèle.
 
Etant donné les propriétés décrites ci-dessus, selon ses concepteurs, le système FFL de reproduction sonore convient particulièrement bien aux lieux publics, dans lesquels il est capable de délivrer des ondes sonores planes dotées d’une direction précise, ce qui lui permet de projeter un son intelligible plus loin que des haut-parleurs conventionnels.

Steve Couchman, CEO de Warwick Audio Technologies, avec un haut-parleur FFL Steve Couchman (photo à droite © Warwick University), PDG de Warwick Audio Technologies, estime que le nouveau système pourrait à terme entièrement remplacer les haut-parleurs actuellement utilisés dans les maisons et dans les voitures, ainsi que les systèmes de diffusion sonore utilisés pour les annonces dans les gares, les aéroports et les centres commerciaux.

Selon M. Couchman, « nous sommes convaincus que cette technologie constitue une innovation réelle. La taille et la souplesse du dispositif permettent son utilisation dans des lieux où l’espace est précieux. Les sociétés actives dans le domaine de l’audiovisuel étudient la possibilité de l’incorporer dans des affiches publicitaires et les fabricants d’automobiles ont manifesté leur intérêt particulier envers ce produit pour sa légèreté et sa finesse, ce qui permettrait de l’intégrer dans le revêtement du plafond des véhicules au lieu de devoir utiliser de l’espace situé plus bas, comme c’est généralement le cas.

Une autre application intéressante est constituée par les systèmes de diffusion sonore dans les espaces publics. Le son produit par les haut-parleurs basés sur la technologie FFL peut être directement dirigé vers le public auquel il est destiné. Contrairement à ce qui se passe avec les haut-parleurs de conception traditionnelle, avec le FFL, lors du processus de reproduction sonore, ni le volume sonore, ni la qualité du son ne se détériorent. Ceci signifie que les annonces faites avec ce dispositif dans des lieux publics comme les terminaux d’aéroports seraient plus claires et plus intelligibles. »
 
Au départ, la technologie FFL a été élaborée par le docteur Duncan Billson et le professeur David Hutchins, tous deux en poste à l’université de Warwick. Les premiers prototypes utilisaient uniquement deux feuilles de papier aluminium et une couche isolante de papier sulfurisé pour la pâtisserie pour produire le son ! Depuis lors, la technologie a considérablement évolué et est prête pour des utilisations commerciales.
Warwick Audio Technology est actuellement occupée à négocier avec des partenaires commerciaux et continue d’accueillir les nouvelles propositions ; la société espère lancer son premier produit dans le courant de l’année.

Warwick Audio Technologies : http://www.warwickaudiotech.com/
Université de Warwick : http://www2.warwick.ac.uk/

Vinciane Baudoux

Contact (en anglais) :
Peter Dunn / Kelly Parkes Harrison
Communications Office - University House
University of Warwick
Coventry CV4 8UW
Grande-Bretagne
Courriel : p.j.dunn@warwick.ac.uk
Tél. : [00 44] (0) 24 76 523 708
Portable :  [00 44] (0) 77 67 655 860
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 11:50
Logo Blu-spec CD A l’heure de la dématérialisation des supports numériques et du téléchargement massif sur internet et via les téléphones portables, Sony tente d’inverser la tendance en lançant un nouveau format de CD audio, le Blu-spec CD.
 
Sony Music Entertainment vient en effet d’annoncer être parvenu à transposer sa technologie Blu-Ray (dont le fonctionnement se base sur l’utilisation d’un laser de couleur bleue, d’où son nom) pour mettre au point ce nouveau format de CD audio lequel, selon le communiqué de la firme, offre une qualité sonore très élevée, proche de celle des matrices réalisées en studio.
 
Toujours d’après ce communiqué, Sony serait parvenu à adapter sa technologie de laser bleu, exploitée notamment sur les Blu-Ray Disc, à ce bon vieux CD audio, tout en assurant la compatibilité du nouveau format Blu-spec CD avec les anciens lecteurs de CD à laser « rouge » déjà sur le marché - à noter toutefois que pour entendre la différence de qualité, l’achat d’une nouvelle platine « bleue » sera obligatoire...

Seul le Japon est pour le moment concerné par cette innovation.

Marketing oblige, Sony Music proposera le mercredi 24 décembre 2008 un éventail de 60 titres audio dans le nouveau format. Parmi ceux-ci, on trouvera des artistes tels que Isaac Stern, Herbie Hancock, Miles Davis, Bill Evans, Jeff Beck, Bob Dylan, Santana, Janis Joplin, Aerosmith, ainsi que Beethoven, Wagner et Mozart… il y en aura pour tous les goût, mais il faudra probablement attendre encore un bon moment pour voir - et surtout pour entendre ! - le premier Blu-spec CD dévolu à la musique électroacoustique…

Le nouveau support est annoncé pour un prix allant de 25 à 30 euros, ce qui est chérot, mais on peut espérer que ce montant baissera rapidement au fur et à mesure le Blu-spec CD prendra son envol.

A suivre…

Vinciane Baudoux.

Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 11:13
Une fois n’est pas coutume, ce qui pourrait bien être une véritable révolution dans les technologies de reproduction sonore nous vient cette fois de Chine, et il faut reconnaître que la découverte de cette équipe de chercheurs de l’Université Tsinghua (Pékin) est sensationnelle.

Cette découverte se base sur une nouvelle application des nanotubes de carbone (photo ci-dessous (c) Wikipédia), structures physiques déjà abondamment étudiées par les chercheurs du monde entier depuis les années 1990. Ces minuscules agencements sont en effet déjà largement pressentis comme moyen potentiel d’administrer des médicaments aux malades et pourraient également être dotés d’usages plus « exotiques », comme la réalisation artificielle de la photosynthèse, ou encore des ascenseurs spatiaux, si, si !
Cependant, personne jusqu’à présent n’avait songé à tester leurs propriétés acoustiques, voilà donc qui est fait, et apparemment nous ne sommes pas au bout de nos surprises…
Un nanotube de carbone - photo (c) Wikipédia
Le Professeur Shoushan Fan Le Professeur Shoushan Fan et son équipe de chercheurs de l’UniversitéTsinghua de Pékin, en collaboration avec des confrères de la Normal University (de Pékin également), ont créé un mince film en alignant un grand nombre de nanotubes de carbone d’une épaisseur de 10 nanomètres. Quand les scientifiques ont envoyé un courant électrique audiofréquence au travers du film ainsi constitué, ils se sont rendu compte à leur grande surprise que celui-ci réagissait comme un haut-parleur :

« Nous avons découvert que des films très fins constitués de nanotubes de carbone, une fois alimentés par un courant électrique audiofréquence, pouvaient émettre des sons audibles. L’origine de ce phénomène a pu être attribuée à un effet thermo acoustique. La capacité extrêmement ténue de production de chaleur de ces films produit une large gamme de fréquences et un haut niveau de pression sonore. Sur base de cette découverte, nous avons fabriqué des haut-parleurs constitués de fin film de nanotubes de carbone. Ils possèdent les avantages suivants : épaisseur mesurable en nanomètres, transparence, souplesse et absence d’effets d’aimantation. Une telle unité de haut-parleur en film fin peut être taillée dans n’importe quelle taille et n’importe quelle forme, mise sur pied ou installée sur une surface insonorisée, ce qui pourrait ouvrir un nouveau champ d’applications et d’approches dans la fabrication de haut-parleurs et d’autres équipements acoustiques. »

Les chercheurs ont utilisé un vibromètre laser pour détecter d’éventuelles vibrations dans leur haut-parleur à nanotube alors qu’il produisait du son, mais le film est resté résolument immobile durant toute l’expérience ! Dès lors, l’hypothèse qui s’est imposée aux chercheurs chinois est que ce haut-parleur fonctionne comme un appareil thermoacoustique.

En effet, quand un courant alternatif traverse le film, sa température oscille brutalement entre la température ambiante et 80° centigrades. Ces variations brutales de température provoquent, elles, des variations de pression dans l’air à proximité. Ce sont ces variations de pression induites par la chaleur qui produisent du son, plutôt qu’un mouvement physique - quel qu’il soit - du film de nanotubes lui-même.
Applications du film de nanotubes de carbone
Le Dr KaiLi Jiang Selon le Dr KaiLi Jiang, qui fait partie de l’équipe de chercheurs, ces haut-parleurs en nanotube de carbone présentent des avantages-clé par rapport aux haut-parleurs « classiques » : « Les haut-parleurs standards, qui produisent du son au moyen de la vibration d’un cône, cessent de fonctionner quand ce cône est déchiré. Par contre, le haut-parleur en nanotubes de carbone, lui, ne vibre pas, ce qui signifie qu’il continuera à émettre du son même si le film est partiellement déchiré. »

Plus fort encore : selon le Pr Fan, ces films peuvent être étirés ou pliés dans les formes les plus complexes tout en conservant leurs propriétés acoustiques. A leur étirement maximal, ces feuilles deviennent transparentes, ce qui permettrait par exemple de les fixer sur un écran LCD pour remplacer les haut-parleurs classiques…

Un petit bémol, toutefois : branché sur la sortie standard d’un amplificateur audio classique, le haut-parleur à nanotubes produit une certaine distorsion sonore, due au fait que la température des nanotubes de carbone soumis à un courant audiofréquence grimpe à 80° C - ce, que la polarité du signal émis soit positive ou négative -, créant ainsi une compression. Les nanotubes refroidissent quand le voltage est nul - c’est-à-dire ni positif, ni négatif -, créant une dépression.
En conséquence, les compressions / dépressions se produisent à une fréquence double de celle du voltage analogique entrant, avec pour résultat une distorsion sonore importante et un son « aigrelet ».

L’équipe de chercheurs a néanmoins réussi à contourner partiellement cette difficulté en utilisant un amplificateur audio unipolaire « maison » en lieu et place des appareils bipolaires disponibles sur le marché.

Malgré tout, on est encore loin de la qualité hi-fi, comme cette vidéo d’un haut-parleur en film de nanotubes de carbone vous permettra de le constater. Affaire à suivre, donc…

Sources :

- article de Colin Barras sur le site Internet de New Scientist.
- résumé de l’article original chinois publié sur le site de ACS Publications.

Traduction et adaptation : Vinciane Baudoux.
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 10:41
Logo Dolby Volume10 Selon Craig Eggers, le porte-parole de la firme Dolby, aux Etats-Unis, grâce à leur nouvelle technologie de traitement sonore Dolby Volume, les publicités trop bruyantes, les dialogues inaudibles, les effets spéciaux sonores trop prononcés et les niveaux de volume sonore incohérents feront bientôt partie du passé.

D’après M. Eggers, cette nouvelle technologie améliore le rendu subjectif de l’écoute en « uniformisant les niveaux de volume des chaînes et des programmes tout en préservant l’expérience d’écoute à n’importe-quel niveau de volume ».
Attendez encore pour bondir de joie, cependant : pour entendre les effets du Dolby Volume, vous devrez nécessairement acheter un nouveau récepteur, comme l’AVR 7550HD d’Harman Kardon ou le FMJ AVR600
d’Arcam, les deux tous premiers récepteurs A/V à proposer le Dolby Volume. Bien entendu, il est probable que la nouvelle technologie sera à l’avenir embarquée sur un grand nombre de récepteurs de télévision, de récepteurs radio, de systèmes de cinéma domestique, etc.

Il est à noter que les fabricants peuvent choisir la manière dont la technologie Dolby Volume sera intégrée à leurs appareils ; ceux-ci offriront une fonctionnalité Dolby Volume plus ou moins puissante et le degré de cohérence volumique pourra même être défini par l’utilisateur, ce qui est fort pratique !
 
La technologie mise en œuvre, très sophistiquée, mesure et commande les niveaux de volume perçus afin de procurer une expérience d’écoute volumique cohérente. Craig Eggers confirme par ailleurs que le Dolby Volume est entièrement compatible avec tous les formats audio suivants : Blu-ray, DVD, TV, CD, MP3, iPod, radio FM analogique et numérique, et même les DVD et les disques Blu-ray encodés au format DTS.

Mais le Dolby Volume ne fait pas que maintenir la cohérence du volume, il préserve également l’équilibre spectral, de sorte que lors d’une session d’écoute nocturne à bas niveau de volume (compensation physiologique) ; par exemple : l’équilibre entre les basses et les aiguës sera préservé par rapport à une séance d’écoute diurne à plein volume… Vous n’aurez plus besoin de casser les oreilles à vos voisins pour écouter les finesses d’un enregistrement !
 
Vous pouvez tester le rendu du système par vous-même en allant sur leur page de démos ; là, vous entendrez des flux audio issus de sources au format MP3, TV, DVD et CD, avec et sans Dolby Volume.
A première écoute, il est indubitable que la cohérence volumique des sources est grandement améliorée avec le Dolby Volume ; il ne reste plus qu’à tester la nouvelle technologie dans des conditions d’écoute « réelles ; nous ne manquerons pas de vous en dire plus sur notre site Internet ou dans un prochain numéro d’Audio Pro.

A suivre…

Vinciane Baudoux.

Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies - Communauté : Musiques électroacoustiques
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 15:52
Attention : malgré la date de publication du communiqué officiel qui l'annonçait - le mercredi 1er avril en l'occurence - et malgré son caractère spectaculaire, l'information suivante est absolument authentique ; notre équipe a bien entendu pris soin d'effectuer les vérifications d'usage :

Des chercheurs de l’Université de Rochester (New York, USA) sont parvenus à enregistrer de la musique dans un fichier numérique d’une taille 1.000 fois inférieure à celle d’un fichier MP3 standard contenant la même information.


La musique, un solo de clarinette d’une durée de 20 secondes extrait d’une sonate de Brahms, occupe moins d’1 Ko de stockage numérique. Cette prouesse a été rendue possible grâce à deux innovations : la recréation conjointe, dans un ordinateur, de la modélisation d’une clarinette réelle, et de celle du jeu d’un clarinettiste.

Cet exploit, qui a été annoncé le 1er avril 2008 lors de l’International Conference on Acoustics Speech and Signal Processing à Las Vegas (Californie, USA), n’est pas encore la reproduction parfaite d’une interprétation réelle, mais les chercheurs disent ne plus en être très éloignés.

Le professeur Mark Bocko (c) University of Rochester Selon Mark Bocko (photo (c) University of Rochester), professeur en ingénierie électrique et informatique à l’Université de Rochester et co-inventeur de la nouvelle technologie, « il s’agit pour l’essentiel d’un système de reproduction de la musique à échelle humaine. Les être humains ne peuvent faire bouger leur langue, respirer et mouvoir leurs doigts qu’à une certaine vitesse, donc en théorie il n’est pas vraiment nécessaire d’échantillonner la musique plusieurs milliers de fois par seconde, comme on le fait sur un CD. Je pense que nous avons peut-être trouvé la quantité d’information minimale strictement nécessaire à la reproduction d’un fragment musical. »

Lorsqu’il rejoue la musique, l’ordinateur reproduit littéralement la performance originale, sur base de tout ce qu’il « sait » concernant les clarinettes et le jeu des clarinettistes.
Xiaoxiao Dong et Mark Sterling, deux doctorants travaillant sous l’égide de Mark Bocko, ont collaboré avec lui pour mesurer les paramètres d’une clarinette affectant la production sonore, depuis la variation de la pression de la colonne d’air dans l’embouchure en fonction du doigté employé, jusqu’à la façon dont le son se diffuse depuis l’instrument. Ils ont ensuite programmé un modèle informatique de la clarinette, un instrument virtuel entièrement conçu sur base des mesures acoustiques réalisées dans le monde physique.
L’équipe s’est alors attelée à la tâche de créer un clarinettiste virtuel. Les chercheurs ont modélisé la façon dont le clarinettiste interagit avec son instrument, en tenant compte des doigtés employés, de la force du souffle et de la pression des lèvres, afin de déterminer comment ces paramètres influençaient le son de la clarinette virtuelle.

Ensuite, explique le professeur Bocko, il s’agit de laisser l’ordinateur « écouter » le jeu d’une vraie clarinette pour qu’il déduise et enregistre les différentes actions nécessaires à la création d’un son spécifique. Le son original est alors reproduit en introduisant l’enregistrement des actions de l’instrumentiste dans le modèle informatique.

Clarinette réelle et virtuelle - représentation temporelle Représentation en 3D du spectre de fréquences de la clarinette réelle et virtuelle Actuellement, les résultats obtenus donnent  une reproduction très proche de l’original, même si elle demeure encore imparfaite (illustrations : à gauche, la comparaison de la représentation temporelle en deux dimensions du son originel de la performance réelle avec de la version synthétisée par modélisation de l'extrait musical ; à droite, la représentation en 3D du spectre de fréquences des  clarinettes réelle et modélisée).
Comme l’explique le professeur Bocko, « Nous continuons à travailler, en particulier sur le ‘jeu de langue’, c’est-à-dire sur la façon dont l’interprète touche la anche avec la langue lors de l’attaque des notes dans les passages joués staccato. Dans le cas de musique composée de notes tenues ou liées, le procédé donne d’excellents résultats et il est difficile de distinguer les sons synthétisés des sons originaux. »

Au fur et à mesure que le procédé s’affine, les chercheurs imaginent déjà qu’il sera possible de fournir aux musiciens travaillant sur ordinateur des façons plus intuitives de créer de la musique expressive, en incluant les actions d’un musicien virtuel dans les programmes de synthèse numérique. Et bien que l’appareil vocal humain soit d’une très grande complexité, le Professeur Bocko pense qu’en théorie, la méthode pourrait aussi être appliquée au chant.

Actuellement, le procédé ne permet de « traiter » qu’un seul instrument à la fois, mais une autre équipe de chercheurs du laboratoire de recherche musicale de l’Université de Rochester - en l’occurrence, celle constituée par la chercheuse post-doc Gordana Velikic et par Dave Headlam, professeur de théorie musicale à l’Eastman School of Music, rattachée à l’Université -  a inventé un procédé permettant de séparer les différents instruments présents dans le même mixage ; combinés l’un à l’autre, ces deux procédés pourraient offrir un procédé d’enregistrement extrêmement économique en terme de capacité de stockage numérique.

Le professeur Bocko est convaincu que la qualité de reproduction obtenue va continuer à s’améliorer au fur et à mesure que les mesures acoustiques et les algorithmes de synthèse qui en découlent vont devenir plus précis ; selon lui, le procédé permettrait d’obtenir le taux de compression le plus élevé mathématiquement possible.
Pour lui, la technique d’enregistrement du futur consisterait donc à « reproduire » le jeu des interprètes, plutôt qu’à l’« enregistrer » au sens habituel du terme.

Si vous désirez en savoir plus, vous pouvez télécharger l’article scientifique complet (en anglais) publié le
26 mars dernier par le professeur Bocko et son équipe.

Et pour que vous puissiez juger par vous-même du résultat de cette technique pour le moins innovante, vous pouvez écouter :
- Un extrait de la performance originelle du clarinettiste enregistrée de façon 
« classique »
- Un extrait de la reproduction virtuelle par modélisation de cette performance
[(c) des extraits sonores : University of Rochester ; pour des raisons pratiques, les deux extraits sont présentés ici au format WAV]


Renseignements :
University of Rochester
Jonathan Sherwood
Courriel : jonathan.sherwood@rochester.edu
Tél. : [00 1] (0) 585 273 47 26
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 14:31
Affiche U2 3D Lors de la récente tournée « Vertigo » de U2, un concert de ce groupe mythique a été filmé intégralement en 3D. Plus de 1.200 salles à travers le monde diffuseront ce premier film d’un concert en direct et en 3D, dont tous les complexes Kinepolis français, belges et espagnols.
« U2 3D » sortira le 5 mars en France, le 9 avril en Belgique et ensuite en Espagne (date à déterminer).

 
Le film a été tourné début 2006, lors du concert de clôture de la tournée Vertigo en Amérique du Sud.
Le réalisateur disposait de plus de 100 heures d'enregistrement pour réaliser ce film qui combine les effets techniques les plus impressionnants jamais utilisés dans cette catégorie de films. De nombreuses caméras plongent littéralement les visiteurs sur la scène, dans les coulisses et dans le public sud-américain en délire.
L'utilisation du son numérique, d'images numériques en relief, d'angles de caméra inédits et de gros-plans permet aux fans de retrouver la véritable synergie entre le groupe irlandais et le public.
Les documentaires de grande qualité font la renommée de National Geographic, qui possède les droits internationaux de « U2 3D ».
Vous pouvez dès à présent visionner  la bande-annonce, les photos et les informations détaillées sur « U2 3D » à l'adresse http://www.u23dmovie.com/.
 
Jean-Michel Jarre - Oxygène en 3D En novembre 2007, Kinepolis présentait « Beowulf », son premier film en 3D. En Belgique, il fut suivi de « Fly me to the Moon » début 2008. Le film de concert « U2 3D » est donc déjà le troisième film en 3D depuis le lancement du 3D Cinema par Kinepolis.
Ce système repose sur une collaboration entre Dolby Laboratories Inc., Barco et Texas Instruments (DLP Cinema ®). Grâce aux lunettes Dolby 3D, les cinéphiles pourront admirer des images en relief de grande qualité.


Dans un autre genre, rappelons qu'il y a déjà eu un DVD en 3D de Jean-Michel Jarre : la réédition d'Oxygène, filmée en studio.
En effet, étant donné que le DVD et son successeur  le disque HD possèdent le potentiel multiphonique, pourquoi ne pas y ajouter des images en 3D ? L’idée est d’ailleurs dans l’air, comme en témoignent les démonstrations de vidéo 3D qui ont eu lieu durant les derniers salons ACF à Bruxelles (Belgique) en novembre 2007 et ISE à Amsterdam (Pays-Bas) en janvier de cette année.

Reste une question : à quand les images en relief d’un concert de musique électroacoustique ? …

Willy AUBERT / Vinciane BAUDOUX / Paul SNAPS
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 11:05
Logo Blu-ray Disc et HD-DVD
Kevin Tsujihara Ce 8 janvier 2008, à la CES de Las Vegas, Warner Bros a annoncé sa décision d’abandonner son soutien au format HD-DVD au profit du Blu Ray.

Le consortium HD-DVD, qui en était à quelques minutes de sa conférence de presse, a immédiatement annulé celle-ci, ainsi que tous les rendez-vous planifiés avec les journalistes, analystes et consommateurs.

Warner Bros était la seule compagnie « Major » à produire ses films dans les deux formats, mais aujourd’hui Kevin Tsujihara (photo), président du Warner Bros Home Entertainment Group, a déclaré que les consommateurs ont clairement fait le choix des disques Blu-ray.

Mais ce « déménagement » de Warner risque d’avoir un impact encore bien plus catastrophique pour le groupe HD-DVD ; en effet, de par les contrats qui les lient au format, Paramount et Dreamworks vont probablement suivre - leur contrat précisait que si Warner abandonnait le format, leurs propres engagements devenaient caduques. Universal resterait alors le seul géant à soutenir le format HD-DVD.

Pour l’analyste Michael Greeson, la vie du format HD-DVD se compte désormais en jours ou en semaines tout au plus… un « Chapter 11 » se pointe à l’horizon, sauf si le format se repositionne comme produit PC.

De nombreuses associations de consommateurs trouvent regrettable que Warner ait attendu le début de l’année pour faire cette annonce, c’est-à-dire après que de nombreux clients aient acheté des lecteurs et des disques comme cadeaux de fin d’année…

Par ailleurs, reste aussi à voir comment les éditeurs gèreront les nouveaux formats audio haute définition qui, pour le BD (Blu-ray Disc), ne sont hélas pour la plupart encore qu'optionnels...

Willy Aubert.
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 15:55
Logo Sony
Voilà une nouvelle qui devrait intéresser ceux d’entre vous qui ont toujours rêvé de concilier technologies de pointe et écologie : à Tokyo (Japon), le fabricant d’électronique grand public Sony vient d’annoncer la mise au point un prototype de pile écologique qui fonctionne avec… du sucre, et qui, montée en série (voir photo), peut produire assez d’électricité pour alimenter un baladeur MP3 et une paire d’écouteurs.

Le prototype de pile écologique mis au point par Sony (c) Sony/Handout/Reuters Le boîtier de cette pile pour le moins innovante est composé de plastique fait à partir, non pas de dérivés pétrochimiques, mais de matières végétales. Dimensions de l’objet : 3,9 cm de côté.
Pour faire fonctionner cette pile, on la remplit d’une solution sucrée ; une enzyme « digère » alors la solution pour produire de l’électricité.
Toujours selon Sony, les unités testées ont une capacité de production d’électricité de 50 milliwatts.

Dans leur déclaration, les porte-parole de Sony ont rappelé que le sucre est une source d’énergie naturelle, produite par les plantes lors de la photosynthèse. Son mode de production fait du sucre une énergie renouvelable par excellence. De plus, on en trouve pratiquement partout dans le monde, ce qui témoigne du potentiel des piles à solution sucrée de devenir une des sources d’énergies écologiques du futur.
La compagnie a ajouté qu’elle avait l’intention de commercialiser ces piles, mais sans préciser leur date de mise sur le marché.

Rappelons que l’année dernière, Sony avait du échanger des millions de batteries d’ordinateurs portables à ses clients, car celles-ci présentaient un défaut et auraient pu prendre feu.

(D’après l’agence Reuters)
Par Vinciane Baudoux - Publié dans : Nouvelles technologies
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