ACME signifie Atelier Créatif de Musique Électroacoustique. Depuis 1981, l'ACME publie sur support papier ses fameux
Cahiers. A ce titre, il s'agit de la publication francophone sur l'audio et les
musiques électroacoustiques la plus ancienne encore publiée aujourd'hui.
L'équipe rédactionnelle de l'ACME comprend des professionnels ingénieurs du son, compositeurs, éditeurs de musique et enseignants. Des contributions régulières émanent également de personnes étrangères à la rédaction, qu'il s'agisse de professionnels ou d'amateurs éclairés.
Depuis quelques années, l'ACME publie également sur le Web. La présente version du site est la troisième.
L'équipe rédactionnelle de l'ACME comprend des professionnels ingénieurs du son, compositeurs, éditeurs de musique et enseignants. Des contributions régulières émanent également de personnes étrangères à la rédaction, qu'il s'agisse de professionnels ou d'amateurs éclairés.
Depuis quelques années, l'ACME publie également sur le Web. La présente version du site est la troisième.
L’ensemble « Sond’Ar-te Electric Ensemble » est constitué de solistes de haut niveau résidant au Portugal qui se sont voués à l’interprétation de pièces dites « mixtes », c’est-à-dire combinant instruments traditionnels et technologies électroniques.
Il se compose de Miguel Azguime, directeur artistique ; Pedro Amaral, chef d’orchestre ; Monika Duarte Streitova, flûte ; Nuno Pinto, clarinette ; Suzanna Lidegran, violon ; Marco Pereira, violoncelle ; Ana Telles, piano ; ainsi que les ingénieurs et artistes sonores du Miso Studio, électronique.
Un jury international attribueront un grand Prix et un Prix de la meilleure œuvre portugaise. Les résultats du concours seront publiés fin février 2008.
Les deux œuvres lauréates seront jouées par le « Sond’Ar-te Electric Ensemble » et intégrées dans son répertoire de pièces pour la saison 2008 ; elles seront également jouées au Portugal lors du festival Música Viva 2008.
Par ailleurs, l’œuvre lauréate du grand Prix sera enregistrée par le « Sond’Ar-te Electric Ensemble » et publiée sur CD chez Miso Records à une date encore à déterminer.
Ce concours est ouvert aux compositeurs de tous âges et de toutes nationalités.
Vous trouverez via le lien suivant le règlement et les modalités pratiques du concours (en anglais).
Renseignements et envoi des candidatures :
1st Sond’Ar-te Composition Competition 2008
Miso Music Portugal
Rua do Douro 92, Rebelva
P-2775-318 Parede
Portugal
Tél. : [00 35] (0) 12 14 57 50 68
Fax : [00 35] (0) 12 14 58 72 56
Courriel : concurso@misomusic.com
par Vinciane Baudoux
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Concours

Conception, réalisation films et musique :
Thierry De Mey (photo de gauche) ; ingénierie, conception et réalisation du dispositif : Christophe Lebreton (photo de droite ; GRAME) ; films sur la danse
réalisés par Thierry De Mey : Frankfurt, Thematic Variations, William Forsythe : Sicilia, Vie di Gibellina et Manuela
Rastaldi : Kinshasa, ville en mouvement.Une coproduction Charleroi/Danses et GRAME.
Renseignements :GRAME
9 rue du Garet
BP 1185
F-69202 Lyon cedex 01
France
Tél. : [00 33] (0) 472 07 37 00
Fax : [00 33] (0) 472 07 37 01
par Vinciane Baudoux
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Installations sonores
Avec Camel Zekri (guitare), Pierre-Henri Michel (clavier), Anne-Julie Rollet (musique électroacoustique), Antoine Louisgrand (artiste plasticien, montreur d'images), Sébastien Perroud (artiste plasticien, montreur d'images), Julien Lobbedez (artiste éclairagiste, montreur), Delphine Dolce (danseuse), Xavier Quérel (cinéaste) et David Chiesa (contrebasse).
Composé de montreurs d’images, de musiciens et d’une danseuse, « Maki » promène les esprits voyageurs à
travers un dédale d’ombres, de lumière, de sons manipulés et mixés en direct, ainsi que sur un écran de 40 m2, pour une longue migration à travers les héritages de l’histoire, la mixité des
cultures, la poésie du voyage...Ce spectacle, créé à Dakar lors d'une rencontre entre artistes grenoblois et africains, offre un moment de poésie sonore et visuelle. Il permet, grâce à la spécificité de son dispositif technique, ainsi que par le jeu de l'improvisation, d’intégrer, lors de chaque représentation, de nouveaux artistes, de nouveaux désirs...
Orient, Moyen-Orient, … pour le thème du festival, « Maki » invite Camel Zekri guitariste, improvisateur et Pierre-Henri Michel, pianiste, qui, chacun de leur côté, ont parcouru ces pays, dont ils ont exploré et joué les musiques.
Une coproduction 38e Rugissants / Ville de Fontaine / Coream
Deux séances sont prévues ; la première aura lieu le mercredi 28 novembre 2007 à 20 h 30 ; la seconde, réservée aux scolaires à partir de 6 ans, aura lieu le jeudi 29 novembre à 10 h. Réservation pour la séance scolaire : Ecole de musique Anatole France, tél. : [00 33] (0) 476 27 03 82.
A l’issue du concert du mercredi 28 novembre, une rencontre avec les musiciens est prévue à 22 h dans la Salle Edmond Vigne.
Renseignements :
Festival 38e Rugissants
11 rue Jean-Jacques Rousseau
F-38000 Grenoble
France
Tél. : [00 33] (0) 476 51 12 92
Fax : [00 33] (0) 476 51 28 27
Courriel : contact@38rugissants.com
Lieu :
Salle Edmond Vigne
Rue des Alpes
F- 38600 Fontaine (Grenoble)
France
Tél. : [00 33] (0) 476 26 25 58
par Vinciane Baudoux
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Concerts et festivals

Au programme :
Mardi 11 décembre 2007 à 18 h 15 - Auditorium
Concert d’oeuvres des étudiants des classes de composition acousmatique (Agnès Bonnissol, Yves Justamente, Anne Bouchicot) et instrumentale (Dae-an Jun, Jean-Pierre Hervet, Go Okawa) de Denis Dufour (CRR de Perpignan), ainsi que de Betsy Jolas et Georges Boeuf.
Interprètes : les compositeurs et les élèves de la classe de musique de chambre contemporaine du conservatoire dirigés par Radek Knop.
Mardi 11 décembre 2007 à 20 h 30 - Auditorium
« Ciné-concert » à l’Auditorium du conservatoire (en partenariat avec l’Institut Jean Vigo) : Friedrich Wilhelm Murnau (1926) Tartuffe, musique de Laurent Ballester (2007).
Interprète : Laurent Ballester sur acousmonium Motus.
Mercredi 12 décembre 2007 dans l’après-midi - Auditorium
Conférence de Bertrand Dubedout (durée : 1 h 30).
L’Atelier du compositeur / Formes et matériaux, conférence illustrée par de nombreux extraits musicaux de Pérotin à Grisey.
On imagine très bien le travail du musicien interprète : celui-ci fait des exercices, des gammes, et cherche à se perfectionner. L'outil de l'interprète, c'est précisémment son instrument. Mais quel est celui du compositeur ? Quels sont ses matériaux, ses modes de travail, ses questionnements, ses modèles, ses repères ?
Au travers de très nombreux exemples de la musique du Moyen-âge à celle d'aujourd'hui, Bertrand Dubedout nous propose de le suivre jusqu'au coeur de son « atelier de compositeur », de découvrir ses outils, ses questionnements, sa pratique.
Une occasion unique de découvrir se qui se passe dans les « coulisses » de la composition contemporaine !
Mercredi 12 décembre 2007 à 20 h 30 - Auditorium
Concert-portrait de Bertrand Dubedout par l’ensemble Syntax
Fractions du silence - Troisième livre (2002) pour clarinette, saxophone ténor, piano et violon ; Fractions du silence - Quatrième livre (2005) pour support octophonique ; Fractions du silence - Sixième livre (1996) pour percussions.
Interprètes : clarinette - Jean-Jacques Gaudron, saxophone - Radek Knop, percussions - Philippe Spiesser, acousmonium - Jonathan Prager, piano - François-Michel Rignol et violon - NN.
Jeudi 13 décembre 2007 de 9 h 30 à 12 h - Espace Ivo Malec
Rencontre-débat avec Bertrand Dubedout au conservatoire.
Jeudi 13 décembre 2007 à 19 h - Auditorium
Concert « Acousma » d’oeuvres de Bertrand Dubedout… : Aux lampions pour support audio (1981) ; Territoires pour support audio (1989)… et des étudiants de la classe de composition acousmatique de Denis Dufour (Paola Marcq, David jorda-Manaut, Dae-an Jun, Go Okawa, Frédéric Tarradelles et Marie-Claude Vidal) .
Interprètes : Jonathan Prager et les compositeurs sur acousmonium Motus.
Bertrand Dubedout est né à
Bayonne le 8 mai 1958. Il a suivi sa scolarité dans sa ville natale, où il a aussi débuté ses études de musique. Il a suivi ses études musicales supérieures à l’Université de Pau, au Conservatoire
National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Pierre Schaeffer et Guy Reibel (Composition électroacoustique et recherche musicale, prix de composition
en 1981), ainsi qu’au Centre d’études polyphoniques de Paris et à l’Université de Paris VIII.Il est aujourd’hui professeur titulaire certifié de composition électroacoustique au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse. Il fonde dans cette ville en 1988 l’Ensemble Pythagore, qui intègre en 2005 le collectif éOle. La SACEM lui attribue en 1997 le Prix Claude Arrieu. Il est nommé en 1999 compositeur en résidence à la Villa Kujoyama de Kyôto au Japon. Les œuvres instrumentales de Bertrand Dubedout sont publiées aux Editions Gérard Billaudot/Paris et gravées sur plusieurs CD parus chez L’Empreinte Digitale, MFA - Radio France, Motus, Metamkine et Nocturne.
L’entrée à toutes les activités du festival est libre.
Lieu :
CRR Perpignan-Méditerranée
Forum Saint-Martin
6 avenue Foch
F-66000 Perpignan
France
Tél. : [00 33] (0) 468 66 34 34
Renseignements :
Syntax
par Vinciane Baudoux
publié dans :
Concerts et festivals
L’émission est présentée par les associations Perséphone et Musiques Démesurées ; avec Ludovic Carroué, Yoann Sanson, Pierre Marie Trilloux.
Articulée sous forme de rubriques ponctuelles ou régulières, « L’Anti-Accord Absolu » ne se borne pas à la diffusion d’oeuvres musicales, mais intègre également la dimension de la création radiophonique, rejoignant parfois la fiction sonore, et se consacre également au processus de création musicale.
L’émission se veut également un lieu de promotion des activités liées à ces musiques et ces arts sonores.
Au programme de l’émission du mercredi 28 novembre 2007 : François Bayle, Bruno Capelle, Edgar Varèse, Ludovic Carroué et Karoshi.
Renseignements :
Yoann Sanson
Tél. : [00 33] (0) 671 79 06 44
Courriel : yo.sanson@wanadoo.fr
Musiques Démesurées
Tél. : [00 33] (0) 617 35 80 82
Site Internet de Radio Campus Clermont-Ferrand
par Vinciane Baudoux
publié dans :
Emissions radio/webcasting
Le danseur et chorégraphe Maurice Béjart, pionnier du ballet moderne, s’est éteint ce jeudi 2 novembre 2007 à l’hôpital de Lausanne, en Suisse ; il
avait quatre-vingt ans.
Béjart, de son vrai nom Maurice Berger (il se fera appeler Béjart en hommage à Armande Béjard, la compagne de Molière), fils du philosophe français Gaston Berger
et lui-même diplômé de philosophie, naît le 1er janvier 1927 à Marseille (France). Il apprend la danse avec Mmes Egorova et Rousanne à l’Opéra de Paris, ainsi qu’avec Rolant Petit et, à Londres,
Vera Volkova.
Sa première apparition sur scène a lieu en 1945 dans sa ville natale.
En Suède, il découvre l’expressionnisme chorégraphique et l’oeuvre musicale d’Igor Stravinski. En 1952, il signe d’ailleurs sa première chorégraphie - dont il est également le principal interprète - sur la musique de « L’oiseau de feu » du compositeur russe, pour un film suédois éponyme.
Parmi ses chorégraphies les plus connues, on peut noter « Le
Sacre du printemps » (1959), toujours sur une musique d’Igor Stravinsky, ou encore le « Boléro » de Ravel (1961 - photo), toutes deux créées à Bruxelles
(Belgique). Son répertoire ira de Beethoven à Pierre Henry et Pierre Schaeffer, en passant par Pierre Boulez, …
Béjart estimait avoir réalisé son premier grand spectacle chorégraphique en 1955 à Paris avec la « Symphonie pour un homme seul », sur une musique électroacoustique coécrite par Pierre Henry et Pierre Schaeffer.
Ecoutons Schaeffer s’exprimer à propos de la « Symphonie » : « Comment répondre à la clameur des foules ? Par des violons ? par des hautbois? Et quel orchestre peut se vanter d’équilibrer cet autre cri que l'homme dans sa solitude n'arrive pas à pousser ? Renonçons aux accents du violoncelle, trop lâches pour l'homme d’à présent, son épopée quotidienne et son angoisse collective. Des pas, des voix, des bruits familiers suffiront. Des pas le pressent, des voix le traversent qui font l'amour ou la guerre, le sifflement des bombes ou un air de chanson. Que le danseur moderne, sans costume ni décor, soit sans tambour ni trompette. Au rythme de son propre cœur, s'il est sincère, sa danse sera plus vraie. »
Œuvre pionnière tant au plan chorégraphique que musical, la « Symphonie pour un homme seul » rompt définitivement avec le ballet traditionnel ; Béjart considérait que le tutu était « pornographique » et rêvait de populariser la danse classique, ce en quoi il réussit parfaitement.
C’est également sur des musiques de Pierre Henry que Béjart créera son ballet « Orphée » (1958),
considéré par le chorégraphe lui-même comme l’une de ses œuvres majeures, ainsi que « Messe pour le temps
présent » (1967, musique co-écrite avec Michel Colombier pour les parties instrumentales).
Avec le critique Jacques Laurent, Béjart avait fondé en 1954 les Ballets de l’Etoile à Paris. Mais il n’est pas satisfait de la vie qu’il mène en France et le tournant de sa carrière sera sa nomination à la direction de la danse au Théâtre royal de la Monnaie (TRM) à Bruxelles (Belgique), où il crée son fameux Ballet du XXe siècle.
A Bruxelles, Béjart bénéficie d’une liberté et de moyens qu’il n’avait pas à Paris ; ceci, ajouté au fait qu’il restera 27 ans au TRM, explique qu’il ait créé la majeure partie de ses quelques 200 chorégraphies (!) en Belgique.
En 1987, suite à un désaccord avec Gérard Mortier, alors directeur du TRM, il quittera finalement son pays d’adoption pour la Suisse et les Ballets de Lausanne, qui lui offraient de meilleures conditions de travail et financières ; sa troupe, qu’il emmène avec lui, prend dès lors le nom de « Béjart Ballet Lausanne ».
Il terminera sa vie à Lausanne, y travaillant encore jusqu’à quelques jours avant son décès. Les trente-cinq danseurs de sa troupe répètent en effet actuellement son tout dernier spectacle, intitulé « Le Tour du monde en 80 minutes », dont la première est prévue le 20 décembre 2007 à Lausanne, avant une tournée mondiale.
Outre la musique classique (Beethoven), les derniers bastions de la musique tonale (Stravinski et Wagner) ou la musique concrète et électroacoustique (Henry et Schaeffer), Béjart puisera aux sources de nombreux courants musicaux pour y abreuver son œuvre : jazz (Duke Ellington), « musiques du monde » - mexicaine et hindoue notamment - bien avant l’invention de ce terme par Peter Gabriel, rock (Queen).
Il aura même l’audace de s’attaquer à ce monument de la musique classique qu’est la 9e Symphonie de Beethoven, dans une chorégraphie mettant en scène des danseurs de 29 nationalités, s’attachant ainsi à exprimer par la danse la métaphore de paix et de fraternité humaine contenue musicalement dans l’« Hymne à la joie », dont les instances européennes décidèrent bien des années plus tard de faire l’hymne officiel de l’Union européenne !
Mais Béjart, s’il révolutionna de fond en comble la danse du XXe siècle, connut aussi ses détracteurs. Ainsi, après avoir été accusé de plagier les nouveaux chorégraphes américains (Merce Cunningham p. ex.), il se verra reprocher ses innovations et son traitement « iconoclaste » de certaines oeuvres classiques, comme les Contes d’Hoffmann d’Offenbach (1962), ce qui lui vaudra même d’être arrêté, menotté et expulsé du Portugal en 1968 !
Tout grand créateur doit tôt ou tard faire face au problème de la transmission, et là aussi, Béjart fut innovant.
Ainsi, l’école de danse Mudra, qu’il fonda à Bruxelles en 1970, forma de danseurs et des chorégraphes dont certains connurent à leur tour la célébrité, comme les Belges Anna-Teresa De Keersmaeker, Michèle Noiret ou Michèle-Anne De Mey (la sœur du compositeur Thierry De Mey). A Mudra, outre la danse, les élèves s’initiaient également au chant, au solfège et au théâtre, ce qui paraît aujourd’hui aller de soi, mais c’était loin d’être le cas à l’époque. L'école ferma malheureusement en 1987 lors du départ de Béjart en Suisse.
« Un chorégraphe n’est pas le maître de la danse mais son premier serviteur », déclarera Béjart en 1995 dans son discours d'entrée à l’Académie des Beaux-Arts, mettant ainsi le chorégraphe dans un rapport à la danse comparable à celui du chef d’orchestre dans la musique : en effet, que serait celui-ci sans le compositeur et sans les musiciens de l’orchestre ?
Personnalité mystique, Béjart, après s’être tourné un moment vers le bouddhisme, s’était converti à l’islam soufi, qu’il avait découvert en Iran en 1973.
Quinze jours avant sa disparition, il faisait part dans une lettre de ses dernières volontés à son ami l’écrivain belge Michel Robert, à qui il confiait qu’il voulait prendre la nationalité belge, et qu’il souhaitait que ses cendres soient dispersées sur la plage d’Ostende, en Belgique…
Maurice Béjart « est sans doute déjà en train de faire danser les étoiles », a déclaré de son côté son ancien danseur étoile Patrick Dupond. Il « va laisser une lumière indélébile. Son œuvre va perdurer à travers tous les danseurs et danseuses qu'il a fait travailler ».
Nous n’en doutons pas un instant. Et que la nuit, Maurice, soit toujours constellée d’étoiles…
Vinciane Baudoux.
Cliquez ici pour lire le texte intégral de la lettre envoyée par Maurice Béjart à l’écrivain belge Michel Robert quinze jours avant son décès.
Cliquez ici pour écouter Maurice Béjart dans « L’invité du dimanche » en 1970 sur TF1 (archives INA), une émission de télévision au cours de laquelle il expose en détails sa conception de la danse.
Sa première apparition sur scène a lieu en 1945 dans sa ville natale.
En Suède, il découvre l’expressionnisme chorégraphique et l’oeuvre musicale d’Igor Stravinski. En 1952, il signe d’ailleurs sa première chorégraphie - dont il est également le principal interprète - sur la musique de « L’oiseau de feu » du compositeur russe, pour un film suédois éponyme.
Parmi ses chorégraphies les plus connues, on peut noter « Le
Sacre du printemps » (1959), toujours sur une musique d’Igor Stravinsky, ou encore le « Boléro » de Ravel (1961 - photo), toutes deux créées à Bruxelles
(Belgique). Son répertoire ira de Beethoven à Pierre Henry et Pierre Schaeffer, en passant par Pierre Boulez, …Béjart estimait avoir réalisé son premier grand spectacle chorégraphique en 1955 à Paris avec la « Symphonie pour un homme seul », sur une musique électroacoustique coécrite par Pierre Henry et Pierre Schaeffer.
Ecoutons Schaeffer s’exprimer à propos de la « Symphonie » : « Comment répondre à la clameur des foules ? Par des violons ? par des hautbois? Et quel orchestre peut se vanter d’équilibrer cet autre cri que l'homme dans sa solitude n'arrive pas à pousser ? Renonçons aux accents du violoncelle, trop lâches pour l'homme d’à présent, son épopée quotidienne et son angoisse collective. Des pas, des voix, des bruits familiers suffiront. Des pas le pressent, des voix le traversent qui font l'amour ou la guerre, le sifflement des bombes ou un air de chanson. Que le danseur moderne, sans costume ni décor, soit sans tambour ni trompette. Au rythme de son propre cœur, s'il est sincère, sa danse sera plus vraie. »
Œuvre pionnière tant au plan chorégraphique que musical, la « Symphonie pour un homme seul » rompt définitivement avec le ballet traditionnel ; Béjart considérait que le tutu était « pornographique » et rêvait de populariser la danse classique, ce en quoi il réussit parfaitement.
C’est également sur des musiques de Pierre Henry que Béjart créera son ballet « Orphée » (1958),
considéré par le chorégraphe lui-même comme l’une de ses œuvres majeures, ainsi que « Messe pour le temps
présent » (1967, musique co-écrite avec Michel Colombier pour les parties instrumentales).Avec le critique Jacques Laurent, Béjart avait fondé en 1954 les Ballets de l’Etoile à Paris. Mais il n’est pas satisfait de la vie qu’il mène en France et le tournant de sa carrière sera sa nomination à la direction de la danse au Théâtre royal de la Monnaie (TRM) à Bruxelles (Belgique), où il crée son fameux Ballet du XXe siècle.
A Bruxelles, Béjart bénéficie d’une liberté et de moyens qu’il n’avait pas à Paris ; ceci, ajouté au fait qu’il restera 27 ans au TRM, explique qu’il ait créé la majeure partie de ses quelques 200 chorégraphies (!) en Belgique.
En 1987, suite à un désaccord avec Gérard Mortier, alors directeur du TRM, il quittera finalement son pays d’adoption pour la Suisse et les Ballets de Lausanne, qui lui offraient de meilleures conditions de travail et financières ; sa troupe, qu’il emmène avec lui, prend dès lors le nom de « Béjart Ballet Lausanne ».
Il terminera sa vie à Lausanne, y travaillant encore jusqu’à quelques jours avant son décès. Les trente-cinq danseurs de sa troupe répètent en effet actuellement son tout dernier spectacle, intitulé « Le Tour du monde en 80 minutes », dont la première est prévue le 20 décembre 2007 à Lausanne, avant une tournée mondiale.
Outre la musique classique (Beethoven), les derniers bastions de la musique tonale (Stravinski et Wagner) ou la musique concrète et électroacoustique (Henry et Schaeffer), Béjart puisera aux sources de nombreux courants musicaux pour y abreuver son œuvre : jazz (Duke Ellington), « musiques du monde » - mexicaine et hindoue notamment - bien avant l’invention de ce terme par Peter Gabriel, rock (Queen).
Il aura même l’audace de s’attaquer à ce monument de la musique classique qu’est la 9e Symphonie de Beethoven, dans une chorégraphie mettant en scène des danseurs de 29 nationalités, s’attachant ainsi à exprimer par la danse la métaphore de paix et de fraternité humaine contenue musicalement dans l’« Hymne à la joie », dont les instances européennes décidèrent bien des années plus tard de faire l’hymne officiel de l’Union européenne !
Mais Béjart, s’il révolutionna de fond en comble la danse du XXe siècle, connut aussi ses détracteurs. Ainsi, après avoir été accusé de plagier les nouveaux chorégraphes américains (Merce Cunningham p. ex.), il se verra reprocher ses innovations et son traitement « iconoclaste » de certaines oeuvres classiques, comme les Contes d’Hoffmann d’Offenbach (1962), ce qui lui vaudra même d’être arrêté, menotté et expulsé du Portugal en 1968 !
Tout grand créateur doit tôt ou tard faire face au problème de la transmission, et là aussi, Béjart fut innovant.
Ainsi, l’école de danse Mudra, qu’il fonda à Bruxelles en 1970, forma de danseurs et des chorégraphes dont certains connurent à leur tour la célébrité, comme les Belges Anna-Teresa De Keersmaeker, Michèle Noiret ou Michèle-Anne De Mey (la sœur du compositeur Thierry De Mey). A Mudra, outre la danse, les élèves s’initiaient également au chant, au solfège et au théâtre, ce qui paraît aujourd’hui aller de soi, mais c’était loin d’être le cas à l’époque. L'école ferma malheureusement en 1987 lors du départ de Béjart en Suisse.
« Un chorégraphe n’est pas le maître de la danse mais son premier serviteur », déclarera Béjart en 1995 dans son discours d'entrée à l’Académie des Beaux-Arts, mettant ainsi le chorégraphe dans un rapport à la danse comparable à celui du chef d’orchestre dans la musique : en effet, que serait celui-ci sans le compositeur et sans les musiciens de l’orchestre ?
Personnalité mystique, Béjart, après s’être tourné un moment vers le bouddhisme, s’était converti à l’islam soufi, qu’il avait découvert en Iran en 1973.
Quinze jours avant sa disparition, il faisait part dans une lettre de ses dernières volontés à son ami l’écrivain belge Michel Robert, à qui il confiait qu’il voulait prendre la nationalité belge, et qu’il souhaitait que ses cendres soient dispersées sur la plage d’Ostende, en Belgique…
Maurice Béjart « est sans doute déjà en train de faire danser les étoiles », a déclaré de son côté son ancien danseur étoile Patrick Dupond. Il « va laisser une lumière indélébile. Son œuvre va perdurer à travers tous les danseurs et danseuses qu'il a fait travailler ».
Nous n’en doutons pas un instant. Et que la nuit, Maurice, soit toujours constellée d’étoiles…
Vinciane Baudoux.
Cliquez ici pour lire le texte intégral de la lettre envoyée par Maurice Béjart à l’écrivain belge Michel Robert quinze jours avant son décès.
Cliquez ici pour écouter Maurice Béjart dans « L’invité du dimanche » en 1970 sur TF1 (archives INA), une émission de télévision au cours de laquelle il expose en détails sa conception de la danse.
par Vinciane Baudoux
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In memoriam...
Laissons parler la compositrice Annette Vande Gorne : « Les textes de Werner Lambersy portent en eux tout ce dont un musicien peut rêver pour susciter sa création : sens profond, universel, sans jeux de mots superficiels, images porteuses pour l’imaginaire, musicalité, sonorité des mots, organisation très structurée du détail comme de l’ensemble du poème. Il suffit de se laisser guider et d’y répondre avec sensibilité, à travers le filtre de mon univers : le studio électroacoustique, outil de transformation, et la projection acousmatique sur un ensemble de haut-parleurs, outil d’interprétation spatialisée ».
Au programme :
Première partie : récital de divers textes de Werner Lambersy par le récitant Jacques Zabor.
Deuxième partie : musiques acousmatiques d'Annette Vande Gorne : « Yawar Fiesta » (extraits de son opéra en cours de composition), avec les voix de Charles Kleinberg, Werner Lambersy, Françoise Vanhecke (soprano), Madiha Figuigui et Annette Vande Gorne (contraltos).
Interprétation spatialisée : Annette Vande Gorne.
Acousmonium et régie technique avec l’aide de Musiques & Recherches.
Lieu :
La péniche Equisonnance est amarrée en amont de l’écluse 5F - rue du Sart (après le N°53) à Ittre, Brabant Wallon, Belgique.
Renseignements et réservations :
Par téléphone au [00 32] (0) 486 86 43 18
Par courriel auprès de Musiques & Recherches : info@musiques-recherches.be
par Vinciane Baudoux
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Concerts et festivals
Parmi les connexions plurielles entre art et science, la musique et les nouvelles technologies offrent de multiples domaines d’investigation. L’équipe Lutheries, Acoustique et Musique de l’Institut Jean le Rond d’Alembert et Puce Muse - Pôle ressources pour la musique Vivante, Visuelle, Virtuelle, collaborent dans le cadre d’un programme de recherche alliant geste créatif, composition musicale et image en mouvement.
Au programme :
Concert visuel / orchestre de joysticks (avec projection sur écran géant) .
Méta-instrument : Serge de Laubier (Puce Muse), avec la participation d’étudiants de l’UPMC dirigés par Nolwenn Hugain.
En introduction à ce concert, vous pourrez assister à une conférence intitulée « De l’instrument acoustique à l’instrument numérique », qui sera donnée par Hugues Genevois, directeur de l’équipe Lutheries, Acoustique et Musique de l’UPMC.
L’accès est libre dans la mesure des places disponibles ; accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Renseignements et réservations :
Direction de la Culture - Université Pierre et Marie Curie
4, place Jussieu
F-75005 Paris
Tél. : [00 33] (0) 1 44 27 21 00 et 30 05
Fax : [00 33] (0) 1 44 27 23 58
Courriel : direction.culture@upmc.fr
par Vinciane Baudoux
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Conférences et colloques
Les associations Aspro-Impro, Elektrophonie et le FMJT (Foyer Mixte pour Jeunes Travailleurs) Les Oiseaux vous proposent le mardi 27 novembre à 20 h 30 sous
l’intitulé Cinéma pour l’oreille un concert de musique acousmatique à Besançon (Franche-Comté, France).Au programme de cette soirée :
Federico SCHUMACHER : Jetlag + 6 Hrs (Chili - 2007)
Marco MARINI : SAM (France - 2005)
Giuseppe RAPISARDA : Motinarmonici (Italie - 2006)
James DUHAMEL : Le Radeau (Canada - 2005)
Edgar NICOULEAU : Au nom du père (France - 2006)
Renseignements auprès d’Aspro-Impro par courriel : aspro.impro@free.fr
Lieu :
FMJT Les Oiseaux
48, rue des Cras
F-25000 Besançon
France
Tél. : [00 33] (0) 381 40 32 00
Fax : [00 33] (0) 381 40 32 01
par Vinciane Baudoux
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Concerts et festivals
Au programme :
Concert de 19 h 30 :
Alexandre Yterce : Le Cri de Méduse
Méduse est gardienne entre les deux mondes, celui des vivants et celui des morts. Celui de l'ordre et de la raison, et celui de la folie et du chaos.
Christine Groult : L’Heure alors s'incline
Un hommage à Luigi Nono, un lent voyage vers l'ailleurs, une sorte de méditation sur le passage.
Denis Dufour : Bocalises (intégrale)
Les bris, les fêlures, on les sent comme des coups assénés à la raison, comme des exagérations d'une expérience enfantine.
Interprète : Jonathan Prager sur acousmonium Motus.
Concert de 21 h 30 :
Frédéric Kahn : Longueur d'ondes / Emergence
Renversement sur la matière obstinément présente dans sa matérialité même, au sein d'espaces sonores multiformes.
J.Mahtab : Etudes aux anamorphoses
Le matériau sonore de ce diptyque est élaboré uniquement à partir de la voix de Pierre Schaeffer prononçant : « les anamorphoses »…
Jean-Louis Dhermy : Douze Miniatures, composition sur douze poèmes de Jamel Eddine Bencheikh, comme des confidences suscitant une fascination toute en sensibilité exacerbée.
Interprète : David Behar sur acousmonium Motus.
Les CD des trois compositeurs ont été réalisés avec l'aide de MFA (Musique française d'aujourd’hui).
Participation aux frais : 5 euros.
Lors des concerts, les CD Motus seront mis en vente à des conditions spéciales.
Titres des six nouveaux CD Acousma : Frédéric Kahn : Le purgatoire des sens ; Jean-Mahtab : Un mauvais champignon ; Jean-Louis Dhermy : Douze miniatures ; Denis Dufour : Bocalises (sic) ; Christine Groult : Etincelles ; et Alexandre Yterce : Guerre. Vous pouvez consulter le catalogue détaillé du label ici.
Renseignements :
Motus
62 avenue de Flandre
F-75019 Paris
France
Tél. : [00 33] (0) 1 42 09 88 18 du mardi au jeudi de 10 h à 17 h
Fax : [00 33] (0) 1 42 09 88 38
Courriel : infos@motus.fr
Lieu :
Les Voûtes
19 rue des Frigos
F-75013 Paris
France
par Vinciane Baudoux
publié dans :
Concerts et festivals


