L'équipe rédactionnelle de l'ACME comprend des professionnels ingénieurs du son, compositeurs, éditeurs de musique et enseignants. Des contributions régulières émanent également de personnes étrangères à la rédaction, qu'il s'agisse de professionnels ou d'amateurs éclairés.
Depuis quelques années, l'ACME publie également sur le Web. La présente version du site est la troisième.
Il démarre le mercredi 23 novembre avec une carte blanche à Patrick Lenfant, associant deux pièces personnelles du compositeur à des compositions de François-Bernard Mâche, Jose Luis Garcia Jimenez et Frederic Rzewski. Ces musiques seront interprétées par Jean-Pierre Peuvion (clarinette basse), Pascale Simon (flûte), Jean-Philippe Collard-Neven (piano), Carmen Heuschen (flûte), José Luis Garcia Jimenez (saxophone) et Frederic Rzewski (piano). Jean-Marc Sullon et Patrick Delges prennent bien sûr en charge la partie électroacoustique.
Après une journée de relâche le jeudi, le vendredi 25 on aura l’occasion d’écouter tout d’abord à 20 h 30 une création de Kasper Toeplitz interprétée par Toeplitz avec les percussionnistes Didier Casamitjana et Jérôme Soundan « Mimetic », ainsi qu’avec l’assistance de Patrick Delges. Ensuite à 22 h une pièce de Philippe Libois sera interprétée par l’ensemble Musiques Nouvelles.
Le samedi 26, la soirée sera dédiée à la percussion, avec ou sans live electronics, au travers de compositions de Philippe Boesmans, Gilles Gobert et Pierre Bartholomée jouées par Jessyca Ryckewart. Le dimanche 27, l’HermesEnsemble interprétera des compositions de Claude Ledoux, Oliver Schneller et Adam Mac Mahon (avec Geert Callaert au piano solo pour la pièce de Mac Mahon). De plus, la soirée verra une création de Mireille Capelle, elle aussi interprétée par l’HermesEnsemble.
Les concerts se déroulent à l’Ancienne église St-André, place du marché - B-4000 Liège (face à l'hôtel de ville de Liège ).
Plus d’informations sur le site Web du CRFMW.
Une mosaïque de musique où se mêlent des œuvres pour voix, percussions, électroacoustique, ensemble instrumental, univers sonores, paroles, sonorités indiennes ou africaines.
Un savant/populaire où naviguent avec jubilation les interprètes.
Soledade do Brasil, clic-clac cliché ! ».
Le mardi 15 novembre à 19 h 30, on pourra découvrir quelques pièces du compositeur Heitor Villa-Lobos interprétées par l’Ensemble Télémaque sous la direction de Raoul Lay.
Le mercredi 16 on découvrira Des Xavantes aux Inuits, ils étaient là avant la conquête, une création de Jean-Luc Therminarias. Il s’agit d’une extension de la partie instrumentale du projet Mue, avec un texte qui s'applique aux différentes communautés indigènes de toute l’Amerique qui ont subi les conquêtes européennes. Mue est un spectacle de la Coopérative 326 base sur les mythes et les rêves de la communauté Xavante d'Etherenetipa, village situe dans le Mato Grosso au centre du Brésil. Ce spectacle impliquait des voix xavantes, françaises, américaines, ainsi que des instruments électroniques, (voix et percussions).
La soirée du jeudi 17 sera placée sous l’emblème de la mixité : mixité des références esthétiques, des langages et de l'instrumentarium traditionnel, classique et électroacoustique. On pourra y découvrir des pièces contemporaines de multiples compositerurs, des pièces instrumentales et vocales, des pièces mixtes pour instruments et bandes ainsi que des pièces pour support seul. La spatialisation et la partie vocale de l'interprétation seront assurées par des musiciens brésiliens.
Enfin, le vendredi 18, le programme débutera un peu plus tôt (18 h) par une conversation sur la création musicale et les réalités culturelles au Brésil menée par Raphaël de Vivo. Les invités seront les compositeurs brésiliens Rodrigo Ciccheli Veloso et José Augusto Mannis, le compositeur français Jean-Luc Therminarias et la flûtiste brésilienne Andrea Ernest Dias. Le concert offrira des œuvres pour piano, flûte et/ou percussions représentant une « mosaïque aux rythmes africains, aux sonorités indiennes et contemporaines ».
Informations pratiques :
Lieu : GMEM, Centre National de Création Musicale - 15 rue de cassis 13008 Marseille
Renseignement et réservation : (+33) (0)4 96 20 60 10
Tarif : 5 € par concert (entrée libre pour la conversationdu vendredi 18)
http://www.gmem.org
Première mondiale: la très respectable « MIDI Manufacturers Association » (MMA), qui comme chacun sait regroupe tous les industriels du MIDI, vient officiellement de mettre sur pied un groupe de travail dans le but de réaliser une mise à jour majeure de leur bon vieux protocole MIDI !
Si ce n’est absolument pas la première fois que des propositions sont faites dans l’espoir de voir augmenter sa vitesse de transmission ou le nombre de ses canaux, force nous est de constater que cette fois les choses semblent - enfin - nettement plus sérieuses…
Il est vrai que la spécification MIDI date d’il y a une vingtaine d’années et qu’entre-temps beaucoup de choses ont indiscutablement évolué – ne serait-ce déjà que la vitesse des processeurs ou les pratiques musicales en général. Tant et si bien que l’on fait faire aujourd’hui au MIDI un nombre de plus en plus important de choses pour lesquelles il n’avait au départ absolument pas été conçu - et, le plus surprenant, c’est qu’en général cela marche! C’est ainsi que l’on a vu, au fil des ans, se greffer toute une série de « pratiques recommandées » par la MMA qui, si elles ne sont pas réellement parties intégrantes de la spécification détaillée originelle (la « MIDI detailed specification 1.0 »), ont quand même permis au MIDI de se mettre progressivement au goût du jour, ceci tout en lui conservant son caractère totalement unique dans l’industrie: l’universalité de son langage de communication entre instruments de musique – les audiophiles sont bien loin de pouvoir en dire autant!
Ainsi, après de multiples tentatives avortées (essentiellement car n’émanant pas de puissants constructeurs américains ou japonais, mais seulement d’inventeurs plus ou moins géniaux), voici que la MMA a bien dû se résoudre à l’évidence qu’il fallait finir par faire quelque chose, d’où la naissance du groupe de travail baptisé HD-MIDI – décidément la Haute Définition est bien dans l’air du temps.
Alors voici ce qu’il en est pour l’instant. Trois principaux axes ont déjà été clairement définis: fournir une meilleure résolution pour les valeurs des données, augmenter le nombre de canaux de transmission et décider de la création de familles de messages MIDI entièrement nouvelles. Autre postulat: ces nouveaux messages « haute-définition » devront être à même de coexister avec les messages actuels de type MIDI 1.0 - aux logiciels et matériels d’être capables d’utiliser, parmi ces différents types de messages, la combinaison la plus appropriée, ceci en fonction de l’application ou du moyen de transport en présence (MIDI/DIN, USB, IEEE 1394, etc.).
Ce groupe vient de tenir sa première réunion informative à l’AES de New-York, la suivante étant prévue pour le NAMM d’hiver en janvier prochain. Avis aux amateurs…

Dans le cadre de « Mais qu’est-ce qu’elles font ! » (le mois de la culture des femmes de la Commune d’Ixelles) se tiendra ce vendredi 11 novembre à la Chapelle de Boondael (Square du Vieux Tilleul, 10 – B-1050 Bruxelles) un concert de musique acousmatique:
PATCHWORK AU FÉMININ
Au programme: une vingtaine d’œuvres réparties en trois volets…
19 h 00
- Elizabeth Anderson «Les forges de l’invisible»
- Natasha Barrett «Three fictions»
- Françoise Barrière «Aujourd’hui» (extrait)
- Charo Calvo «So real»
- Marcelle Deschênes «Indigo»
20 h 30
- Ingrid Drese «Tout autant»
- Delphine Dupré «Venus 2001»
- Beatriz Ferreyra «Rios de los pajaros Azules»
- Christine Groult «La condition captive»
- Monique Jean «Figures du temps» (extrait):
«un haut-parleur dans le désert»
- Emmanuelle Jolly «Trauma»
- Elsa Justel «Pieza en forma de té»
- Nicole Lachartre «Les champs de cinabre»
22 h 00
- Elainie Lillios «Threads»
- Pamela Z «Live work»
- Maggi Payne «White turbulence»
- Agnès Poisson «Toujours des monstres, partout»
- Elzbieta Sikora «Aquamarina»
- SachyioTakahashi «ParaDice»
- Roxanne Turcotte «Rêveries absolues
- Annette Vande Gorne «Folie de Vincent: cri»
- Hildegard Westerkamp «CricketVoice»
- Marie-Jeanne Wyckmans«Alchimie»
Coproduction Musiques & Recherches (www.musiques-recherches.be)/
Echevinat de la Culture, Commune d’Ixelles (www.ixelles.be/)
Réalisé avec l’aide de la Communauté française,
Direction générale de la Culture, service de la musique.
Entrée : 1 euro le badge
(valable pour toutes les manifestations prévues du 02/11/05 au 27/11/05)
Apple vient, en quelques semaines de renouveler une bonne partie de sa gamme. Quoi de neuf, pour nous, les musiciens ? Un petit coup d’oeil du côté des nouveaux portables Powerbook d’abord (modèles avec écran 12, 15 et 17 pouces à respectivement 1.600, 2.100 et 2.600 euros approximativement). Cette ligne est sans aucun doute celle qui pâtit le plus des limitations des processeurs PowerPC et les modèles les plus puissants sont encore et toujours équipés d’un G4, lequel est cadencé à 1,67 Ghz (1,5 GHz sur le modèle à écran 12 pouces). Il faut donc chercher les nouveautés ailleurs. Ainsi, la résolution d’écran augmente sensiblement, avec plus de 1,7 millions de pixels sur le modèle 17 pouces et plus de 1,3 millions sur le modèle 15 pouces. La vitesse de gravure des DVD sur le SuperDrive passe à 8 x. De plus, la gravure de DVD double couche est possible sur les modèles 15 et 17 pouces. Mais on note surtout la présence d’une entrée/sortie audionumérique S/P-DIF optique. Il devient donc enfin possible de faire entrer ou sortir un son de l’ordinateur sans devoir acquérir une carte supplémentaire ni passer par des convertisseurs numérique/analogique de piètre qualité. Cependant, à l'image de ce qu'on trouve sur certains balladeurs, le connecteur est le même que celui de la sortie casque. D'autre part, le disque dur de série ne tourne qu’à 5.400 tours/minute (capacité de 80 Go sur les modèles 12 et 15 pouces et de 120 Go sur le modèle 17 pouces). Un disque dur de 100 Go à 7.200 tours peut néanmoins être installé en option (surcoût de plus de 200 euros).
Du côté des machines « de bureau » PowerMac, on monte en puissance non pas en accélérant les processeurs PowerPC, qui restent désespérément lents. Non, simplement on en accumule. C’est-à-dire que le modèle le plus puissant de la série (« Quad », plus de 3.400 euros TVAC) comporte désormais non plus deux processeurs mais bien quatre (à 2,5 GHz), organisés en double noyau (« Dual core », voir photo), atteignant par là les 76, 6 Gigaflops. Concrètement, cette machine offre des vitesses de traitement qui sont nettement plus rapides que celles offertes par le modèle de la génération précédente équipée de deux processeurs à 2,7 GHz.On atteint ainsi des accélérations qui vont jusqu’à 69% dans le traitement d’images avec After Effects ou de 76 % pour la compilation avec Xcode. Les autres modèles conservent leur duo de processeurs (à 2 GHz pour 2.000 euros environ et à 2,3 GHz pour un peu plus de 2.600 euros approx.). La capacité en RAM (DDR2) de ces machines évolue également, avec une limite portée à 16 Go, bien qu’elles ne soient équipées que de 512 Mo de série ! Autre évolution : les logements PCI-X sont remplacés par des logements PCI Express (deux connecteurs « quatre voies » et une connecteur « huit voies »). Il est donc impossible d’y installer des cartes PCI-X existantes. Pour l’instant, seul Digidesign a annoncé son intention de produire des cartes audio à ce format (et cela tout en continuant à produire des cartes au format PCI-X). La carte graphique bénéficie de son côté d’un port PCI Express à seize voies et est capable de piloter deux écrans Apple Cinema Display 30 pouces simultanément ! Notez qu’Apple continue à commercialiser un modèle PowerMac à double processeur de 2,7 GHz muni de logements au format PCI-X. Quant au graveur Superdrive intégré, il autorise la gravure de supports DVD double couche.
Couplée avec la sortie de la dernière génération d’iPod, capable d’afficher des séquences vidéo, la nouvelle génération iMac s’affiche elle aussi comme vidéophile avec sa webcam intégrée. Le processeur G5 y est cadencé à 1,9 GHz (1.400 euros approx.) ou 2.1 GHz (1.800 euros) et les écrans sont des 17 pouces et 20 pouces. Du côté des disques durs, on note qu’ils tournent à 7.200 tours/minute et offrent des capacités suffisantes (160 Go et 250 Go). Cependant, au-delà des nouveautés diverses de cette gamme, l’élément réellement significatif est la présence d’une télécommande. Eh oui, plus besoin de s’installer au clavier (fût-il sans fil), on peut rester dans son sofa. Une interface graphique spécifique plein écran avec texte de grande taille (Front Row) est dédiée à la lecture de listes de morceaux iTunes, de séquences vidéo ou de DVD, de même qu’à la vision de photothèques iPhoto. L’air de rien, Apple va peut-être parvenir à faire de l’ordinateur (et de son suppléant le lecteur portable) l’élément domestique central pour la consommation des contenus médiatiques sonores et visuels en lieu et places des lecteurs CD, DVD et autres SACD. Une évolution annoncée depuis longtemps et restée sans effet jusqu’à présent, mais une évolution à suivre de près tout de même alors que de nombreux musiciens se demandent selon quel format leur musique sera livrée au public dans le futur : fichiers MP4 ou autres, disques Blu-ray ou HD-DVD ? Un dernier mot : alors que les iMacs « lampes de bureau » étaient munis de haut-parleurs séparés de qualité très moyenne (mais supérieure à ce qu’on appelle généralement des haut-parleurs pour ordinateur), ceux qui équipent les iMacs d’aujourd’hui sont réellement inutilisables. Ils délivrent des niveaux réellement trop faibles, même s’il ne s’agit que d’avoir un son témoin.


