ACME signifie Atelier Créatif de Musique Électroacoustique. Depuis 1981, l'ACME publie sur support papier ses fameux
Cahiers. A ce titre, il s'agit de la publication francophone sur l'audio et les
musiques électroacoustiques la plus ancienne encore publiée aujourd'hui.
L'équipe rédactionnelle de l'ACME comprend des professionnels ingénieurs du son, compositeurs, éditeurs de musique et enseignants. Des contributions régulières émanent également de personnes étrangères à la rédaction, qu'il s'agisse de professionnels ou d'amateurs éclairés.
Depuis quelques années, l'ACME publie également sur le Web. La présente version du site est la troisième.
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Le Centre Noroit d’Arras (F) est proche du dépôt de bilan. Ce centre culturel est pourtant un phare qui possède une dimension internationale, notamment via l’organisation du concours de composition Léonce Petitot. Nommé d’après le fondateur du lieu, qui était musicien amateur et amateur d’art, ce concours biennal de dimension internationale orgnisé avec l’aide du GRM a pourtant permis l’émergence de noms importants du monde musical acousmatique tels que Jean-Marc Duchenne, Patrick Ascione, Robert Normandeau, Stéphane Roy, Ake Parmerud, Randall Smith, Todor Todoroff, Paul Dolden, Elizabeth Anderson, Ingrid Drese, Hans Tutschku, etc. Au-delà du concours, c’est également de multiples concerts et expositions dédiés à la musique acousmatique qui ont été et sont encore organisés dans ce lieu. Ainsi, le mardi 16 mai, c’est la compositrice Beatriz Ferreyra qui devrait être accueillie à Arras. Le Noroit s’est d’ailleurs doté de son propre acousmonium dès 1982, celui-ci ayant été conçu par François Bayle lui-même.Le Noroit défend également la création radiophonique, notamment via l’organisation d’un festival unique associant les radios associatives et les créateurs. Des créateurs aussi prestigieux que Yann Paranthoën et Christian Zanési y ont été invités. Qu’il s’agisse aussi de concerts de musique instrumentale, d’expositions d’art contemporain de premier plan, mais aussi de projections de films « d’art et d’essai » ou encore de conférences, le Noroit a connu une activité ininterrompue depuis sa création en 1938. Même la seconde guerre mondiale et l’occupation d’alors n’ont pu contraindre le Centre Noroit à cesser ses activités ! Il joue également un rôle dans la transmission de la culture musicale via l’organisation régulière d’ateliers destinés aux élèves des collèges et des lycées, ateliers animés par des professeurs et des compositeurs (Denis Streibig, Anne-Claude Iger).
Si ce dépôt de bilan devait mener à la fermeture, ce serait donc une aventure culturelle aussi longue que féconde qui prendrait ainsi fin. Pour éviter cette disparition, il faut convaincre les financeurs de maintenir leur aide. Vous pouvez soutenir cette démarche en signant la pétition en faveur du Centre Noroit via ce lien.
par Roald Baudoux
publié dans :
Divers


