Vendredi 11 mai 2007
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Le portail Google Earth permet déjà à ses utilisateurs de visualiser le monde entier sur leur ordinateur ; bientôt, ils entendront peut-être le son qui va avec l’image !
En effet, la société californienne Wild Sanctuary vient de concevoir un logiciel capable de superposer une couche sonore aux images de Google Earth.
Wild Sanctuary possède plus de 3.500 heures de prises de son effectuées dans le monde entier. L’entreprise est actuellement en pourparlers avec Google Earth, bien qu’aucun accord officiel n’ait encore été conclu à ce jour.
Le Dr Bernie Krause, grand chasseur de sons devant l’éternel (voir plus bas) et directeur de Wild Sanctuary, a passé ces quarante dernières années à collectionner les ambiances sonores ; les échantillons qu’il a récoltés comprennent plus de 15.000 bruits d’animaux, ainsi que des ambiances sonores enregistrées dans un impressionnant éventail d’habitats très variés : villes, déserts, montagnes, milieu marin, … D’après son concepteur, il s’agit-là de la plus grande bibliothèque sonore au monde d’échantillons enregistrés en milieu naturel.
Quant au logiciel, l’idée qui le sous-tend est de permettre à l’utilisateur de Google Earth de zoomer comme à son habitude sur une zone particulière du globe terrestre, à cette différence près qu’il aura en plus l’option d’écouter l’ambiance sonore qui accompagne la zone visualisée !
Le logiciel sera présenté ce 29 mai 2007 lors du colloque Where 2.0 à San Jose (Californie, USA), colloque consacré, comme son nom l’indique, aux technologies de localisation.
Bernie Krause explique que dans un premier temps, lors de la présentation du logiciel, seuls deux douzaines d’ambiances sonores devraient être accessibles ; beaucoup d’autres devraient suivre.
En cas de succès du projet, le Dr Krause souhaiterait utiliser Google Earth pour montrer comment les ambiances sonores évoluent avec le temps. Ainsi, dit-il, «…certaines personnes prétendent que l’abatage sélectif est une technique appropriée pour éviter tout impact néfaste sur le milieu ambiant. Cependant, nous avons la preuve que dans une perspective sonore, l’abatage sélectif a une profonde influence sur l’environnement. Les photos “avant” et “après” sont pareilles, mais le son, lui, est totalement différent.»
Bernie Krause, né en 1938 aux Etats-Unis, se fait connaître du public en remplaçant Pete Seeger dans le célèbre groupe folk The Weavers au début des années 1960. Très vite, il se passionne pour la synthèse sonore. A priori, rien ne le destine à devenir explorateur sonore de la nature.
A partir de 1966, avec son associé et ami Paul Beaver, Krause joue un rôle crucial dans l’introduction du synthétiseur dans la musique pop, le cinéma (il collabora à la réalisation de la bande sonore de films tels que Rosemary's Baby, Love Story, Dr. Doolittle et Apocalypse Now) et la radiodiffusion. Le premier album du duo, The Nonesuch Guide to Electronic Music (NS 1967), est resté six mois en haut des hit-parades américains ; aujourd’hui encore, cet album est considéré comme un classique de la musique électronique.
Les deux compères contribuent également à l’époque à faire connaître les synthétiseurs de Robert Moog, dont ils sont alors les représentants officiels sur la côte ouest des Etats-Unis, et qu’ils utilisent abondamment dans leurs compositions.
Le duo travaille à une nouvelle version deThe Nonesuch Guide to Electronic Music lorsque Beaver meurt subitement d’une rupture d’anévrisme en 1975. Krause réalise soudain « …le caractère superficiel des domaines d’utilisation de la musique électronique et des effets sonores ».
Il décide alors de se lancer dans l’enregistrement sur le terrain, qui lui permet de combiner son expérience de la musique électronique avec son intérêt pour la nature. C’est à cette époque qu’il retourne à l’université et en revient avec un titre de docteur dans une discipline qu’il a également contribué à définir, la bioacoustique.
Ces dernières années, avec l’équipe de Wild Sanctuary, Bernie Krause s’est consacré à l’exploration, à l’archivage sonore et à la diffusion des sons de l’environnement naturel.
Enfin, sachez que ceux d’entre nos lecteurs qui conservent précieusement les anciens numéros des Cahiers de l’ACME retrouveront dans le n° 52, paru en janvier 1987, une interview de Bernie Krause intitulée Expériences musicales : B. Krause, bioacousticien. Si ce n'est pas votre cas, vous pouvez télécharger cette interview ici.
Par Vinciane Baudoux
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Jeudi 10 mai 2007
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Le 28 mars 2007, la société californienne eJamming a présenté son logiciel de collaboration musicale en ligne eJamming AUDiiO. Grâce à ce programme, il est pour la première fois possible de chanter, de jouer, d’enregistrer et de répéter en direct, en temps réel et via Internet, avec d’autres musiciens situés n’importe où dans le monde entier.
Le logiciel dispose d’un vivier potentiel estimé à 250 millions de musiciens.
La société eJamming développe des logiciels permettant de rassembler les musiciens et les mélomanes en mettant à profit les nouvelles technologies. Le produit phare de la société, eJamming AUDiiO, est à ce jour le seul et unique logiciel permettant aux musiciens de collaborer via Internet en temps réel et en parfaite synchronisation.
En effet, le principal problème de la collaboration musicale en ligne et en temps réel est constitué par les temps de latence, qui empêchent les musiciens de se synchroniser avec précision. eJamming AUDiiO contourne cette difficulté, jusqu’alors rédhibitoire, au moyen de schémas « maison » de découpage des données et d’algorithmes brevetés de gestion des délais.
Désormais, à en croire les premiers utilisateurs du système, la synchronisation est très proche de la perfection.
Les fonctions d’eJamming AUDiiO sont les suivantes :
- Collaboration via Internet en temps réel et en synchronisation avec d’autres musiciens ;
- Enregistrement au niveau local de la performance de chaque musicien en qualité CD ;
- Partage des fichiers enregistrés localement pour réaliser un mixage synchronisé et en qualité CD à partir des pistes individuelles ;
- Utilisation de l’interface audio Mac ou PC existante (pilote ASIO 16 bit - 44,1kHZ requis) ;
- Enregistrement simultané de pistes audio et MIDI ;
- Enregistrement de pistes d’accompagnement audio ou MIDI pour des répétitions ou pour l’enrichissement des morceaux.
Pour utiliser eJamming AUDiiO, tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un PC ou d’un Mac, d’un micro (intégré ou connecté sur un port USB ou XLR), d’une interface audio avec un pilote ASIO à basse latence, d’une connexion Internet à large bande (1 MB au minimum si plus de 2 musiciens participent à la session) et, bien sûr, du logiciel.
eJammming AUDiiO est gratuit durant la période d’essai de la version bêta, alors pourquoi ne pas l’essayer ? Quand la bêta sera périmée, les musiciens qui désirent continuer à utiliser le système devront payer une redevance mensuelle, que ses concepteurs annoncent comme très modique (« moins que l’essence pour aller à une répète ! »).
Si vous êtes intéressés, vous pouvez télécharger la version bêta depuis le site Internet d’eJamming.
Enfin, si vous avez un doute concernant la vitesse de votre connexion Internet, sachez qu’il vous est possible de tester celle-ci sur www.speedtest.net.
Vinciane Baudoux
Vous trouverez cette brève et d'autres nouvelles de l'audio professionnel et de la musique électroacoustique dans le n° 232 des Cahiers de l'ACME, dont vous pouvez consulter un aperçu ici.
Par Vinciane Baudoux
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Vendredi 27 avril 2007
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L’association Puce Muse lance un projet de recherche scientifique (projet RIAM financé par l’Agence Nationale de la Recherche) qui se déroulera de 2007 à 2009 autour de son interface gestuelle, le Méta-Instrument (voir notre article), en collaboration avec le Laboratoire d’Acoustique Musicale (LAM - CNRS, Université Paris VI), le LIMSI (CNRS, Université Paris XI), le LaBRI (CNRS, Bordeaux), l'IRCAM (Paris), l'Université McGill (Montréal, Canada) et la Grande Fabrique (Dieppe).
Ce projet comporte 7 objectifs :
1. Développement de la plate-forme informatique « 2PIM » (pour « plateforme de programmation interactive multimodale ») sous Max/MSP et Jitter, afin de standardiser l’échange de projets pour le Méta-Instrument de 3e génération (MI3).
2. Développement et évaluation de cinq instruments de musiques virtuels et visuels pilotés par le MI3 sur la plateforme 2PIM, et mise en évidence des interrelations entre geste, mouvement visuel et synthèse sonore.
3. Développement d’un outil logiciel permettant de manipuler l’algorithme de synthèse de la voix, du chant et de la parole du LIMSI avec le MI3 sur la plateforme 2PIM.
4. Développement d’un modèle de composition musicale basé sur une représentation hiérarchique associant micro- et macrostructures musicales.
6. Développement d’un environnement de haut niveau pour la plateforme 2PIM, afin de pouvoir connecter facilement le MI3 à des logiciels « grand public » (insérables VST et VSTI, Live, Reason, ...)
7. Traduire la banque d’instruments logiciels utilisée par les générations précédentes du Méta-Instrument pour la plateforme 2PIM et documenter cette bibliothèque.
Renseignements :
Courriel : contact@pucemuse.com
Télécharger le descriptif détaillé du projet
Par Vinciane Baudoux
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Mercredi 25 avril 2007
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On ne pourra que féliciter la chaîne privée française Radio Classique - grande concurrente de France Musique – de croire au progrès et, mieux encore, d’y participer. En effet, cette chaîne mettra en ligne - dès ce vendredi 27 avril - une Webradio dénommée « Radio Classique HD » qui diffusera des morceaux en son multicanal 5.1. La chose est rendue possible grâce à l’utilisation du codec Surround mp3-SX développé par le Fraunhofer Institut également créateur du mp3. Pour bénéficier de ce son 5.1, il vous faudra disposer sur votre ordinateur du lecteur mp3 Surround disponible gratuitement, cela tant pour Windows que pour Mac. Une carte son à canaux multiples sera bien évidemment également requise. Retenons que cette Webradio reste compatible stéréo, un lecteur mp3 « de base » ne reconnaissant, à la lecture de ces fichiers, que la seule composante stéréo de base. A l'avenir, cette technologie développée par Zenon-Media permettra également la diffusion de concerts en direct avec un son 5.1. On est déjà impatient...
Par Thierry Lequeux
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Mercredi 31 janvier 2007
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L'association pour la Radio Numérique DR, dont nous vous avions déjà parlé en juin dernier (voir notre article) a pour objectifs le développement de la radio numérique en France, ainsi que la promotion de l'ensemble des techniques et standards normalisés et à venir :
- La numérisation de la bande AM ;
- La radio via la TNT (télévision numérique terrestre);
- La radio sur les nouveaux réseaux (DVB-H, DMB, DXB, Flo forum, ...) ;
- La numérisation de la bande FM ;
- La radio sur Internet (Wi-Max, HSDPA) ;
- La radio par satellite (Viatis, DVB-H2), ...
L'association compte parmi ses membres des radios de toutes catégories, des groupements de fabricants, des opérateurs de réseaux, des prestataires, ainsi que des associations et des regroupements de professionnels.
Afin d'informer les acteurs du secteur, l'association a décidé d'organiser une tournée dans toute la France.
Une réunion a déjà eu lieu à Lyon le 11 décembre 2006 pour les radios qui ressortissent du CTR de Lyon et pour les professionnels du secteur. Elle a permis aux participants de faire part de leurs points de vue, mais aussi de leurs craintes, concernant le passage de la radio au numérique.
Eu égard au franc succès remporté par cette première réunion, l'association a l'intention de répandre la « bonne parole » numérique dans le reste de la France : dix autres dates sont prévues entre février et mars 2007, afin d'informer et de débattre avec les radios, ainsi qu'avec les acteurs politiques et économiques, du passage à la radio numérique, des différentes possibilités de transition, et de leur coût.
Selon Jamil Shalak, président de l'association pour la radio numérique DR, « l'association se doit de pouvoir ouvertement et indépendamment informer, échanger et se concerter sur cette transition vers le numérique, qui se fera obligatoirement avec tous les acteurs existants, ainsi que de nouveaux entrants. » Monsieur Shalak estime par ailleurs que sans offre nouvelle, véritablement diversifiée non seulement en nombre mais aussi et surtout en contenus, il n'y aura pas de forte demande pour la radio numérique, ce qui peut compromettre la radio du futur.
Seront abordés au cours de ces rencontres, les sujets suivants :
- Les technologies normalisées ;
- les atouts ;
- la mise en place et les coûts ;
- les dates de lancement.
Ces rencontres se termineront par des échanges et des débats entre les participants.
Dates de la tournée :
- Rennes : mardi 27 février 2007 (de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h ; heures encore à déterminer pour les autres dates)
- Caen : mercredi 28 février 2007
- Poitiers : jeudi 1er mars 2007
- Clermont-Ferrand : lundi 12 mars 2007
- Bordeaux : mardi 13 mars 2007
- Toulouse : mercredi 14 mars 2007
- Marseille : jeudi 15 mars 2007
- Lille : mercredi 28 mars 2007
- Nancy : jeudi 29 mars 2007
- Dijon : vendredi 30 mars 2007
Si vous êtes intéressé par l'avenir de la radio numérique et que désirez participer à une de ces réunion, merci d'envoyer un courriel avec vos nom, prénom, fonction, nom de votre société/radio, ainsi que les coordonnées de vos accompagnateurs éventuels et que la date et la ville qui vous intéressent à france@radio-numerique.fr.
Vous pouvez par ailleurs télécharger un document de synthèse sur la radio numérique et les technologies normalisées en Europe, réalisé par Digital Radio pour la réunion de Lyon.
Renseignements :
DR Digital Radio
224-228 rue du Faubourg Saint-Antoine
F-75012 Paris
France
Jamil Shalak, Président
Courriel : jamil.shalak@radio-numerique.fr
Tél. : [00 33] (0) 1 41 06 16 02
Pierre Vasseur, Secrétaire Général
Courriel : pierre.vasseur@radio-numerique.fr
Tél. : [00 33] (0) 6 07 77 78 43
Philippe Chapot, Communication
Courriel : philippe.chapot@radio-numerique.fr
Tél. : [00 33] (0) 6 22 70 61 79
Par Vinciane Baudoux
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Mercredi 17 janvier 2007
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Imaginez… au lieu de guetter avec l’impatience que j’imagine l’arrivée de votre facteur – vous attendez en effet de recevoir le dernier numéro des Cahiers de l’ACME/Audio Pro depuis quelques jours déjà – , quelques minutes à peine après le bouclage, vous téléchargez votre revue favorite depuis le présent site Internet via une connexion sans fil et vous la lisez sur un module de lecture en plastique à affichage à matrice active…
Ce jour est bien plus proche que vous ne le pensez ; en effet, la société Plastic Logic vient d’annoncer en ce début d’année 2007 – le premier avril est encore loin, donc ! - la fabrication à échelle industrielle de son « papier électronique ». L’usine sera construite dans la « Sillicon Saxony », à Dresde, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, et entamera la production en 2008. La capacité de production sera au départ d’un million d’unités par an, un chiffre appelé à augmenter de façon exponentielle au fur et à mesure que l’imagination des industriels concoctera de nouvelles applications pour ce produit révolutionnaire. Le marché du « papier électronique » est estimé à 41,6 millions de pages pour 2010.
Force est de constater que la plupart d’entre nous n’apprécient guère de lire de longs documents sur l’écran de leur ordinateur ou de leur téléphone portable ; malgré l’explosion depuis une décennie de l’informatique et de l’électronique grand public, les livres, journaux, revues et autres médias papier connaissent encore de beaux jours.
En effet, qui aurait envie de lire « Les raisins de la colère » ou « Autant en emporte le vent » sur l’écran de son agenda électronique ? Car si ce bon vieux papier est lourd et encombrant, coûte cher et est peu écologique, il se révèle par contre infiniment plus maniable et plus convivial que nos écrans numériques.
Plastic Logic a, semble-t-il, réalisé la quadrature du cercle en fabriquant du « papier électronique » aussi convivial que le papier tout court (encore qu’il faille en juger à l’usage, ce qui ne pourra se faire que plusieurs mois après la commercialisation du produit), mais dont le contenu sera renouvelable.
Les applications sont innombrables. Ainsi, au lieu d’être forcé de visionner l’indigeste manuel (500 pages au format PDF) de votre nouveau séquenceur sur l’écran 15’’ votre portable, vous le ferez sur un module de lecture souple, que vous pourrez manier comme un manuel « papier » tout en travaillant avec votre logiciel sur votre ordinateur.
Vous pourrez également, si le cœur vous en dit, emporter l’ensemble de votre bibliothèque avec vous où que vous alliez. Il vous suffira de télécharger sur le module de lecture l’ouvrage que vous désirez consulter via une connexion sans fil, et le tour sera joué ! Aaaaahhh, avoir les Dossiers techniques de l’ACME à portée de main en toutes circonstances…
Cette technologie sonnera probablement le glas des ordinateurs portables tels que nous les connaissons. En effet, à partir du moment où il devient possible de fabriquer des écrans - et des claviers - à la fois fins, souples et résistants, au lieu de ranger votre portable dans une mallette, vous le roulerez tout simplement dans la poche revolver de votre imperméable.
Et voici réglé les problèmes de « tourne » des musiciens : plus besoin de scotcher les pages de votre sonate favorite ou de demander l’assistance d’une personne de bonne volonté et sachant lire la musique, la simple pression d’un bouton fera défiler les pages sur votre « partition électronique » - voilà qui aurait évité bien des ennuis à une certaine Ariane Fouchécourt !
Dans le domaine de la vie quotidienne, le « papier électronique » présente également de nombreuses possibilités. Il permettra par exemple aux restaurateurs de ne pas devoir réimprimer de nouveaux menus quand ils changeront leur carte, ou aux médecins d’avoir accès au dossier de leurs patients au domicile de ceux-ci, pour un encombrement réduit au minimum. Et le renouvellement de votre passeport sera instantané : une fois que vous aurez montré patte blanche, il suffira au fonctionnaire de votre commune de réactualise les données de votre « passeport électronique ».
Comme vous pouvez le voir, les utilisations potentielles de ce nouveau média sont pratiquement infinies, à vous d’imaginer les vôtres !
Vinciane Baudoux.
Vous pouvez cliquer sur le lien suivant pour visionner des photos supplémentaires présentant diverses applications du « papier électronique ».
Par Vinciane Baudoux
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Mardi 26 décembre 2006
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/2006 20:27
Tout comme il est possible de restaurer l’image, on peut également nettoyer le son afin de le débarrasser de toutes sortes d’altérations liées au vieillissement des supports, voire même d’éliminer certains défauts liés à la prise de son originelle... Mais comment procéder afin de créer un espace multicanal qui n’a absolument pas été imaginé au départ ?
On peut bien sûr, passer le signal dans un processeur automatique de spatialisation - avec tous les aléas en termes de localisation approximative et d’effets secondaires liés à « l’ambiophonie synthétique ». Ou - tout comme ce sera le cas, par exemple, avec la nouvelle bande son de la mythique série télévisée américaine « Star Trek » - réorchestrer et réenregistrer entièrement la partition – là, il suffit d’en avoir les moyens, mais avec le risque de créer un décalage d’époque entre le son actuel et l’image de l’œuvre originelle. Ou encore - et pourquoi pas ? – faire tout simplement appel à la société française Mist Technologies qui propose une solution, à notre avis, bien plus raisonnable en vue de réaliser une « vraie » remasterisation audio.
En fait, celle-ci se propose de réaliser, au départ d’un fichier Wav de la bande originale (même mono !), toute une série de fichiers dissociant les différents éléments sonores caractéristiques du film - sans perte, ni ajout et tout en conservant une phase cohérente au final. Au terme de ce procédé (qui prend quelques jours), le mixeur dispose exactement de la même bande son qu’à l’origine, mais à présent sous une forme multipiste (compatible Dolby E). Il ne lui reste donc plus qu’à opérer une répartition en multicanal du contenu du mixage original! La dynamique et tout le travail artistique initial peuvent ainsi être conservés et l’opération de spatialisation réalisée bien plus rapidement que s’il avait fallu reprendre tout un mixage en partant des pistes séparées brutes.
Dans la démonstration qui nous en a été faite, lors du SATIS à Paris sur le film « La mort aux trousses » d’Alfred Hitchcock, pas moins de 22 pistes ont été récréées au départ d’un signal mono et le résultat était tout bonnement saisissant ! C’est d’ailleurs la même équipe qui a travaillé sur la spatialisation de la voix d’Edith Piaf pour certaines chansons du film d’Olivier Dahan « La Mome » qui sortira au printemps prochain; la voix des Beatles repiquée des fameux shows d’Ed Sullivan de la belle époque ayant, elle aussi, fait l’objet de divers essais de démixage à la demande d’Eagle Rock France afin de juger de l’efficacité de ce procédé – affaire à suivre…
PARIS CYBER VILLAGE
204, rue de Crimée
75019 PARIS
Tél. [00 33] (0)1 55 26 42 30
Fax : [00 33] (0)1 55 26 42 03
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Paul Snaps
Par Paul Snaps
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Mardi 5 septembre 2006
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/2006 14:58
Microsoft a donné le 7 août dernier un aperçu du rôle que sa Xbox 360 pourrait jouer dans la guerre que se livrent les différents formats de disques optiques haute définition. La firme a en effet présenté les fonctions interactives du lecteur HD-DVD externe qu’elle a conçu pour sa console de jeux Xbox 360 au DVD Forum à Los Angeles, USA. Ce lecteur avait déjà été présenté lors de l’E3, à Los Angeles également, en mai dernier, mais il s’était fait bien discret depuis. Durant le DVD Forum, un opérateur a fait la démonstration de l’interactivité des menus, pendant que le lecteur HD-DVD diffusait le film « The Phantom of the Opera ».
Selon le porte-parole de Microsoft, bien qu’il ne soit pas encore commercialisé, le lecteur HD-DVD externe pour Xbox 360 devrait être mis en rayon à temps pour Noël.
Si c’est Microsoft qui s’est chargé de l'esthétique du lecteur et Toshiba de sa partie technique, on a appris le 30 août dernier que le fabricant taiwanais LITE-ON, très réputé sur le marché des lecteurs/graveurs de DVD/CD, se chargera de la fabrication proprement dite d’une partie au moins de ces lecteurs et les livrera à partir de janvier 2007.
Côté connectique, la façade arrière du lecteur comporte deux branchements USB 2.0 et une sortie vidéo numérique HDMI (High-Definition Multimedia Interface). L'un des ports USB servira à relier le lecteur à la Xbox 360. Le branchement HMDI est quant à lui destiné à l'affichage sur un téléviseur. Enfin, Kevin Collins, le responsable de chez Microsoft qui s'est chargé de la présentation lors du DVD Forum, a précisé que tout le traitement audio et vidéo était effectué à l'intérieur même de la Xbox 360.
Bien que Microsoft n’ait pas dévoilé le prix de son lecteur, la firme l’annonce comme l’un des plus abordables du marché. Et en effet, un simple calcul réalisé à partir des prix annoncés pour la console PS3 de Sony permet de déterminer le prix maximum auquel Microsoft doit introduire son lecteur pour qu’il reste compétitif. Les PS3 seront mises sur le marché à 499 et 599 dollars, avec un lecteur DVD Blu-ray intégré. Par conséquent, les modèles Xbox 360, commercialisés à 299 et à 399 dollars, ne resteront concurrentiels que si le lecteur seul coûte moins de 200 dollars. A moins que Microsoft ne préfère baisser le prix de sa console. Ce, en attendant l'arrivée probable d'une Xbox 360 avec lecteur intégré HD-DVD et à moins, bien sûr, que le Blu-ray ne parvienne d'ici là à détrôner le HD-DVD… Affaire toujours à suivre, bien entendu !
Par Vinciane Baudoux
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Jeudi 22 juin 2006
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/2006 12:25
Firme britannique leader dans le domaine de la radio numérique DAB, Pure vient de mettre sur le marché le One, soit un récepteur de radio numérique DAB intégrant également la FM analogique. Proposé au prix pour le moins démocratique de quelque 80 euros (!) et caractérisé par une utilisation facilitée à l’extrême, ce récepteur (aux fonctions radio-réveil) offre, en écoute DAB, une autonomie de quelque 35 heures à l’aide de six piles. La partie FM analogique est, quant à elle, pourvue du système RDS. On retiendra aussi la présence d’un écran LCD rétroéclairé (pour l’affichage des chaînes, données techniques, textes défilants, etc.) ainsi que d’une prise USB autorisant la mise à jour logicielle de l’appareil.
Par ailleurs, la firme Sangean annonce la disponibilité pour le mois d’octobre prochain du premier récepteur grand public – le DRM-40 – associant DAB (bande III), les gammes analogiques (FM avec RDS, AM, ondes courtes, ondes longues) ainsi que la radio numérique au format... DRM (Digital Radio Mondial). Intégrant également un enregistreur MP3 sur carte SD permettant l’enregistrement de vos émissions favorites (ainsi que l’écoute décalée dans le temps) et pourvu d’interfaces S/PDIF et USB, cet appareil devrait être proposé aux alentours des 300 euros.
Par Thierry Lequeux
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Mercredi 17 mai 2006
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Les premiers lecteurs HD DVD HD-A1 (voir photo) et HD-XA1de Toshiba ont été officiellement mis sur le marché, même si leurs premiers pas sont encore timides. En effet, si les quelques premiers utilisateurs privilégiés qui ont pu essayer les machines ne tarissent pas en louanges sur la qualité du son et de l’image du nouveau format, tout ne tourne pas rond sous le capot de la bête : 45 secondes sont nécessaires pour la redémarrer (notons que ce sont des technologies Microsoft et Intel qui sont à l’œuvre) et le chargement d’un disque est lui aussi très long.
La pénurie tant matérielle que logicielle du nouveau format fait qu’il est aussi difficile de se procurer un lecteur que des disques. Il est clair que Toshiba et ses partenaires désirent conserver un pied sur le frein, au cas où le lecteur ou les disques ne respecteraient pas les normes de performance ou de fiabilité. Seuls 15.000 lecteurs seront pour le moment livrés sur le marché américain : il ne serait guère surprenant que chez Toshiba, les ingénieurs soient occupés à mettre au point une solution logicielle au problème de démarrage trop lent et de redémarrage complet du lecteur, ce qui s’avère parfois nécessaire en dernier recours.
Un sondage a récemment été réalisé auprès de 16.000 internautes pour savoir ce qu’ils pensaient de la guerre entre les deux nouveaux formats haute définition, le HD DVD et le Blu-ray. Les avis sont très partagés, mais il est indéniable que le HD DVD gagne une manche en mettant le premier un lecteur sur le marché. Le Blu-ray, par contre, bénéficie clairement du grand nombre de titres haute définition qui seront commercialisés par Sony : plus de 3.000 films et de 2.000 programmes de télévision en définition 1.080p. A cet égard, il est particulièrement agaçant que les lecteurs HD DVD ne migreront à la définition 1.080p que quand des titres dédiés auront été publiés...
De toute façon, les aficionados n’attendront pas l’issue de cette guerre des formats et connecteront un lecteur de chaque format à leur « home cinéma »… qui aura encore envie de regarder ces bons vieux DVD quand les films en HD vous tendront les bras ?
Audio/Video Revolution devrait publier sur son site un banc d’essai détaillé (en anglais) des lecteurs Toshiba HD-A1 et HD-XA1 le jeudi 1er juin.
Par Vinciane Baudoux
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